Alcooleur (Jean Philippe Pernod)
Université d'été du Medef 2009 : Merci madame Parisot !

(cliquez sur les photos pour les agrandir)Merci, madame Parisot, d'avoir encore une fois ouvert aux blogueurs les portes de l'Université d'été du Medef.J'avais pris l'option "photo" (914 clichés retenus, 187 publiés), d'autres ont twitté, blogué, facebooké, vidéoté, bref, ce fut encore une fois réussi (merci Frédéric-Michel!)
Quelque liens :
- MedefTV fournit les vidéos ici (cliquer)
- mes photos sont là (cliquer)
- les 317 photos du "pool" de 5 photographes sont ici (cliquer)
- le blog collectif est là (cliquer)
- nos écrits un peu délirants (nous étions plusieurs) là (cliquer), pour mémoire et pour sourire...
Des politiques à l'Université d'été 2009 du medef










En discutant un instant avec M. Yves Cochet (après tout, c'est mon député), il m'a dit avoir été invité, et que comme il aime porter la contradiction, autant la porter là où on n'est pas prêt à l'entendre... Les autres politiques ont-ils la même démarche ?


Un milliardaire bien discret...
Il faut bien le dire : c'est au péril de sa vie, que notre reporter a pris cette photo. Car la limousine de Rastapopoulos est sans doute, après la papamobile et la R16 mordorée de mon voisin, le véhicule le plus protégé de la planète. Je tairais donc son nom d'autant plus que sa forte consonance hollandaise affublée d'un prénom français le trahirai à coup sûr.
Mais enfin, la photo est prise, et notre photographe en signant son contrat d'embauche savait qu'il pouvait finir ses jours dans une cave boueuse agrémentée de serpents jaunes à rayures noires sans que nous soyons obligés de lever le petit orteil (auquel nous tenons beaucoup !).
Bref, Rastapopoulos, le célèbre milliardaire américano-grec était bien à l'Université du MEDEF 2009. Tintin non. Donc pourquoi à t-il été invité ? Telle est la question.
Le patronat français était-il en manque cruel de cigares ? On n'ose le croire. En manque de coke ? C'est insupportable rien que d'y penser. Venait-il lier une alliance marine avec Olivier de Kersauzon et l'amiral Pierre-François Forissier tous deux présents sur le campus d'HEC ?
Imaginez un peu cette terrible triple alliance. L'ennemi juré de Tintin, le seul homme qui arrive à tenir tête à Philippe Bouvard, et Pierre-François qui dirige l'ensemble de notre flotte ! (oui je sais je l'appelle par son prénom, mais depuis qu'il a parlé de "Planète mer" c'est devenu un copain) Donc, à côté de ça, les pirates éthiopiens ressembleraient à Louis de Funes et Robert Dhery dans "Le petit baigneur"... Nous avons bien peur que cette troisième hypothèse soit la bonne.
Crabes tremblez !
Atchoum !

Ce fut le 15 janvier 2010, le jour de la Saint Rémi, que Nicolas Sarkozy, 23e président de la République Française, flanqué de Michel Rocard, son ministre des finances, annonça à la nation, et ce sur l'ensemble des chaînes hertziennes, numériques et câblées, que le PIB du pays avait chuté de 62,5 % en moins de 4 mois.
La planète financière fut choquée. Les enfants abasourdis et très en colère, car il faut préciser ici que l'allocution présidentielle fut aussi retransmise sur Gulli, les privant ainsi d'un des meilleurs épisodes d''Oggy et les cafards".
A vrai dire, tout le monde s'en doutait un peu. Le pays allait carrément à vau-l'eau depuis un certains temps. Les historiens, les biologistes, les bloggeurs avaient eu vite fait de trouver-là la toute genèse de cette incroyable plongeon économique. L'ironie de l'histoire était que si le pays n'avait désormais que ses yeux pour pleurer, c'était un misérable mouchoir jeté pendant l'Université d'été du Medef qui fut la cause de tout ce grand malheur.
-Flash-Back-
Le 3 Septembre 2009, la Saint-Grégoire (mais c'est sans importance), quelqu'un laissa par mégarde traîner un joli mouchoir jetable sur la table de l'Atelier 1 de l'université du Medef 2009. Laurence Parisot férue d'hygiène autant économique que sanitaire, le déposa à sa manière, c'est à dire fort gracieusement, dans une poubelle prévue à cet effet (et d'ailleurs à d'autres choses aussi, restons objectif). Un bloggeur désabusé (FVZ*) le ramassa en étant persuadé qu'il tenait là une note secrète de la plus haute importance. En dépliant l'objet de son larcin, il fut pris d'un soudain éternuement. 1h et 17 minutes plus tard, sa collègue (SLR°) le déposait le front brûlant, la paupière lourde et l'œil assez torve au PC santé de l'Université d'été. En 1h17, FVZ avait déjà éternué 47 fois. C'était le début de la fin, et il faut dire que le jour avait été bien choisi, car le thème de la journée était (sic) Avec ou sans profit ; Apocalypse now ?..
Les trois premiers éternuements de FVZ, nous le sûmes plus tard, avaient gravement contaminé une bonne partie de la métallurgie française. Les huit suivants allaient mettre KO les deux tiers du secteur bancaire. Le reste des postillons, ironie de l'histoire, "bloguèrent" à leur corps défendant, les conseils d'administrations de deux gros laboratoires pharmaceutiques ainsi que 32 représentants de l'administration fiscale.
Au PC santé, on ne trouva pas de masque de protection. Pourtant, quelques jours auparavant le MEDEF avait bien prévu de "réactiver sa cellule A-H1N1" (ce sont leurs termes, ne rions pas s'il vous plaît !). Il ne fallut que 13 jours pour qu'HEC qui hébergeait les prestigieuses réunions soit alitée. HEC c'est l'avenir, mais c'est aussi un splendide terreau de stagiaires qui revinrent tous chercher leur compte-rendu de stage dans les plus belles entreprises hexagonales. En 33 jours la fine fleur de l'entrepreneuriat fût fanée ! En commençant comme vous l'avez compris par le secteur des ressources humaines. Ce fût un must absolu pour le virus...
Atchoum ! Heu pardon...
De conseils d'administration en conseils d'administration, de DRH en DRH, le virus se répandit. La direction des laboratoires pharmaceutiques fut, si ce n'est occise, sévèrement percluse de courbatures et de fièvre. Le mal se répandit si soudainement que les chercheurs, laborantins et autres furent obligés de se cloîtrer, calfeutrer, réfugier en leur nid douillets, contaminant ainsi leur progéniture qui tout de même fréquentait nos meilleurs établissements scolaires et la "crème de la crème" de l'éducation "éducationnante". Les quelques chercheurs qui avaient échappé au virus furent rattrapés au beau milieu de nos plus distinguées bibliothèques.
Bref, les millions de doses de vaccin, attendus pour Octobre, furent détruits par peur d'insalubrité.
On appela les Etats-Unis à la rescousse, ils répondirent que l'intégralité de leur recherche se portait sur l'obésité et l'impuissance, mais qu'en y mettant les formes ils seraient "enchanted" de déclencher un nouveau plan Marshall. On appela les Indiens, ils dirent qu'ils clonaient les américains. On téléphona aux Chinois, ils dirent qu'ils clonaient les Indiens. On contacta les Africains, il dirent : "Caca ! Nous on s'occupe du sida".
Un masque, un mouchoir... Carnaval !
Bien évidemment, certains y trouvèrent leur compte, entre deux éternuements. L'action Kleenex grimpa de 623 % en quelques jours. L'histoire dit que cet enrichissement soudain ne servit qu'à leur descendance... Mais, bon c'est peut-être une légende urbaine.
En tout cas les placements ne purent être délocalisés, car la Commission Européenne décida promptement de fermer les frontières de l'hexagone.
La France stagna, puis s'arrêta presque. Il n'y eut jamais de ralentissement aussi profond. Les six mois qui suivirent furent six mois d'Août consécutifs. Delanoé, grippé lui aussi, dans un accès de quasi démence, décida de rendre les parcmètres gratuits. Paris fût financièrement à sec en moins de quinze jours et mérita enfin sa devise "Fluctuat nec mergitur". On ne coule pas quand il n'y a pas d'eau eût pu dire Lapalisse.
Mais ce ne fût pas la fin ! Ce ne furent pas les ténèbres ! Ralentie, la France devint six mois plus tard la nation la moins polluante du monde.
Hourra ! On vit enfin Noël Mamère sourire...
Le Tamanoir (à la trompe bouchée)
* Les acronymes ont été sciemment conservés afin de protégés l'espèce des libres jouisseurs.
Paroles en l'air... de rien

Le Tamanoir s'est penché sur le questionnaire de Proust de Michel Pébereau. Il y trouve des choses intéressantes, voire surprenantes.
A la première question, "Quelle est votre vertu préférée ?" notre banquier répond "l'humour"...
Le tamanoir tique et, après quelques recherches, se voit confirmer que la vertu est un habitus de la volonté, acquis par répétition des actes, et qui habilite l'homme à agir bien.
Le Tamanoir s'imagine alors une salle remplie de traders hilares, se tapant sur les cuisses en analysant le cours de l'or, pleurant des larmes de rires en commentant la chute d'un fond de pension, se tenant les côtes en discutant de leur bonus.
Mais ce ne doit pas être si imaginaire que cela, car le Tamanoir n'oserait penser que Mr Pébereau eut une seule fois l'idée d'employer des gens peu vertueux. Ca non !
Plus tard, à la question : "Quel est votre rêve de bonheur ?" Mr BNP-Paribas répond : " Que les Français soient aussi fiers des succès de BNP-Paribas que de ceux de l'équipe de France de football."
Enquête faite, le Tamanoir découvre qu'en 2006, année de finale de Coupe du monde pour les bleus, le produit net bancaire était en hausse de 27,9% avec 27 943 M€, et quand 2008 où nos joueurs furent éliminés honteusement en poule le PNB de la banque avait baissé de 11,8%...
Le Tamanoir va donc dorénavant regarder le foot avec attention et spéculer sur la banque de Michel Pébereau. Vive le délit d'initié !
Le Tamanoir
(photo MEDEFTV)
Décryptons en chanson

Etonnante affiche que celle de cette université d'été 2009. Il faut savoir décoder. Le Tamanoir a mis sur le coup un ancien du Renseignement.
Oleg Andropovitch (transfuge du KGB, amateur de pizza chorizo-anchois) me signale que :
Dans la frise, on y voit un papillon et une libellule qui lui rappelle une vieille comptine française : "Toc, toc, toc, qui est-là, c'est xxx... ? Quel drôle de nom, pourquoi pas libellule ou papillon ?"
Il faut donc trouver qui se cache derrière le xxx...
Oleg, s'aidant d'un cure dent pour extirper un anchois particulièrement agressif de sa molaire droite, suggère que les susdits animaux étant placés sur le côté droit, ce ne sera ni Mélanchon, ni Besancenot. En poussant un peu plus loin, mon espion suggère que le toucan en haut doit être la clef de l'énigme...
Je gougelise, je wikipède et, ô surprise, je lis à la rubrique alimentation de la bestiole pré-mentionnée : "Dans son grand bec, sa longue langue lui permet d'attraper et de manger des insectes"
Le Tamanoir est démasqué. Ils avaient donc anticipé ma présence. Damned... By Jove, I am fait like a rat ! Il va falloir que je ressorte de la penderie mon déguisement de Casimir pour rester incognito.
A moins que... Mais c'est bien sûr !!! Il est aussi précisé que le toucan a de petites pattes... Nicolas ?.. Ceci explique peut-être la longue vue que l'enfant tient à la main...
Mais alors, quid de cette hydrolienne centrale ? Le patronat français voudrait-il faire passer le message que notre président ne fournit de l'énergie qu'avec la marée des opinions ?
Le Tamanoir
Blogueurs à l'Université d'été du Medef 2009

J'aurai le grand plaisir de retrouver - pour une co-production fructueuse cela va de soi ! quelques copains et copines à l'Université d'été du Medef 2009Certains sont déjà blogueurs, alors c'est l'occasion de vous proposer quelques liens (et d'amorcer le buzz §) :
- E
ric, avec qui j'avais déjà travaillé sur le sujet l'an dernier.- Emery, que l'on ne présente plus.
- Jean-Michel, "le pape du très haut débit".

- Hypos, qui passe une partie de ses vacances en université d'été...
- Leroy-Morin, qui compte bien s'amuser pour sa première participation.
- Minter, découvert l'an dernier.!
- Sophie, photo-blogueuse comme moi, nouvelle dans la manifestation
- Le Tamanoir, qui écrira sur ce blog
- ... et tous les autres, à découvrir !
Whaouh ! Ca c'est du buzz modem !
Le texte qui a justifié cette réponse est là (cliquer). Et on n'oubliera pas que CG bosse (efficacement) dans la com' !
26 aout 1944 : : fin de la libération de Paris
When they poured across the border
(Quand ils eurent traversé en masse la rivière)
I was cautioned to surrender,
(Ils me demandèrent de capituler,)
This I could not do ;
(Mais je ne pouvais pas faire ça;)
I took my gun and vanished.
(J'ai pris mon arme et j'ai disparu.)
I have changed my name so often,
(J'ai changé si souvent de nom,)
I've lost my wife and children
(J'ai perdu ma femme et mes enfants)
But I have many friends,
(Mais j'ai beaucoup d'amis,)
And some of them are with me.
(Et certains sont avec moi.)
An old woman gave us shelter,
(Une vieille femme nous a hébergé,)
Kept us hidden in the garret,
(Nous gardant caché sous la mansarde,)
Then the soldiers came ;
(Puis les soldats vinrent ;)
She died without a whisper.
(Elle mourut sans un murmure.)
There were three of us this morning
(Nous étions trois ce matin)
I'm the only one this evening
(Il n'y a plus que moi ce soir)
But I must go on ;
(Mais je dois continuer ;)
The frontiers are my prison.
(Les frontières sont ma prison.)
Oh, the wind, the wind is blowing,
(Oh, le vent, le vent souffle,)
Through the graves the wind is blowing,
(A travers les tombes, le vent souffle,)
Freedom soon will come ;
(La liberté viendra bientôt ;)
Then we'll come from the shadows.
(Puis nous sortirons de l'ombre.)
Les allemands étaient chez moi,
Ils m'ont dit : "résigne-toi",
Mais je n'ai pas peur ;
J'ai repris mon âme.
J'ai changé cent fois de nom,
J'ai perdu femme et enfants
Mais j'ai tant d'amis ;
J'ai la france entière.
Un vieil homme dans un grenier
Pour la nuit nous a caché,
Les allemands l'ont pris ;
Il est mort sans surprise.
Oh, the wind, the wind is blowing,
(Oh, le vent, le vent souffle,)
Through the graves the wind is blowing,
(A travers les tombes, le vent souffle,)
Freedom soon will come ;
(La liberté viendra bientôt ;)
Then we'll come from the shadows.
(Puis nous sortirons de l'ombre.)
Paroles Léonard Cohen



