Personnalisation du scrutin municipal et usage de l'internet

Ainsi que nous l'avons découvert dans un billet précédent, il semble que le prochain scrutin municipal soit très fortement personnalisé, aussi je vous propose, dans un premier temps, de consulter ci-dessous la manière dont nos élus actuels communiquent avec Wikipedia (pour les biographies), leur site ou leur blog personnels ou "de campagne"
Prénom, Nom
Titre (court)
Parti
Wikipedia
*
Blog
MàJ**
PageRank
FB***
Twitter
T/A/S ****
MàJ**
Aline Arrouze
Conseillère de Paris
PCF
-
-
Perso
NC
-
Marie-Thérèse Atallah
Adjointe
EELV
-
-
Perso
1670
-
Marianne Auffret
Adjointe
PS
-
-

@marianneau 
1/55/51
23/4/12
Denis Baupin
Député (10° circ.)
EELV

16849/981/8291
27/7/2013
Celia Blauel
Conseillère
EELV
-
15/7/13 PR1
Perso
1505
@Celia_Blauel
262/240/343
15/7/13
Marie-Claire Carrère-Gée
Conseillère de Paris
UMP
6/8/13 PR2
archives PR2

@MCCG
3238/1230/1565
26/7/13
Daniel Cayol
Conseiller
UDI
-
-
Perso
NC
@DanielCayol
7/127/70
14/7/2013
Pascal Cherki
Député-maire (11° circ.)
PS
19/7/13 PR4
perso PR3
@pascalcherki
911/322/4041
25/7/2013
Odette Christienne
Conseillère de Paris, déléguée auprès du Maire de Paris
MRC
-
-
-
-
Olivier Daronnat
Conseiller
PS
-
-
Perso
NC
-
Elisabeth Guy-Dubois
Conseillère
PS
-
-
-
@guyeliz
322/1103/534
24/7/2013
René Dutrey
Conseiller de Paris
EELV
-
9/7/13
PR2
Perso
1484
@RDutrey
247/209/354
9/7/2013
Danièle Girard
Conseillère
UMP
-

-
@DanileGIRARD
779/42/63
24/7/2013
Vincent Jarousseau
Adjoint
PS
-
8/5/12
PR?
Perso
4239 
@jarousseau
1320/959/805
19/7/2013
Stephane Lovisa
Adjoint
PS

8/5/12
PR0
Perso
NC
@LOVISASTEPHANE
231/1632/247
1071002013
Jean-François Martins
Conseiller de Paris
MoDem
-
Perso
648
@jfmartins
17429/1056/3574
27/7/2013
Valérie Maupas
Adjointe
PS
-
-
551
@valeriemaupas
3839/504/603
27/7/2013
Juliette Meadel
Conseillère
LANAP
-

Perso
NC
NC
@jmeadel
100/199/575
24/7/2013
Etienne  Mercier
Conseiller de Paris
PS
-
6/7/13 PR1
perso PR1
753
4/4/11
25/9/2012
Jean-Paul Millet
Premier Adjoint
PS
-
-
-
-
Hervé de la Moissonnière
Conseiller
MoDem
-
-
-
-
Marie-Louise Padovani
Adjointe
PRG
-
-
-
-
Danièle Pourtaud
Conseillère de Paris, adjointe au maire de Paris
PS
-
Perso
1278
@DanielePourtaud
22/90/143
25/7/2013
Romain Paris
Adjoint
EELV
-
293
@RomainParis
2205/273/445
26/7/2013
Carine Petit
Adjointe
PS
-
-
Perso
917
@carine_petit
306/349/292
27/7/2013
Olivia Polski
Conseillère de Paris et Adjointe
PS
-
Perso
4436
@OliviaPolski
1264/1138/883
22/7/2013
Paul Roussier
Adjoint
PCF
-
-
Perso
NC
-
Hermano Sanches-Ruivo
Conseiller de Paris
PS
-
-
Perso
1792
-
Eric Slupowski
Conseiller
PS
-
-
Perso
NC
@ericslup
0/13/2
Patrick Viry
Conseiller
UMP
-
-
Perso
NC
@PatrickViry
2215/452/340
26/7/2013
Frédéric Vuillod
Adjoint
PS
-
-
@fvuillod
1983/360/490
22/7/2013


* : Cliquer pour atteindre la page. ** : Date de dernière mise à jour. Le PageRank est un outil de mesure de popularité d'un site (note de 0 à 10). à titre d'info, le PR de ce blog est 3. *** : FaceBook. **** : nombre de Twitts / abonnements / abonnés (suiveurs)

Que déduire de tout ceci ?

1 - La présence d'une biographie sous wikipedia
Les seuls représentés sont ceux qui ont ou ont eu un mandat national (député ou sénateur), l'exception étant MCCG. A mon avis, celles et ceux qui négligent de le faire ont tord, et ce pour plusieurs raisons : se faire connaitre à faible coût, et promouvoir son blog, fb ou twitter... Il est vrai que d'autres sites peuvent être utilisés pour cela, mais ils s'adressent à un publique plus spécialisé (pros).

2 - L'existence d'un blog
Il ne suffit pas d'avoir un jour ouvert un blog, rédigé quelques billets d'humeur, pour avoir de la visibilité notamment à travers google. Ce blog doit vivre (oublions ceux qui n'ont pas été mis à jour dans l'année), et d'autres blogs ou sites doivent y faire référence. De plus il peut être intéressant de le coupler avec FB et Twitter, afin de renforcer le flux de visiteurs.
Certains ont (au moins) deux blogs ou sites. Cette tactique ne renforce pas la visibilité (voir le PR1 des blogs d'Etienne Mercier), mais peut permettre une séparation archives / actualité (voir MCCG ou Pascal Cherki).


3 - L'utilisation de FaceBook
Pratiquement tous ont un profil facebook, eventuelement completé d'une page ou d'un groupe. A partir du moment ou ces élus sont des personnes publiques (de part leur mandat), il peut être judicieux de le nourir de billets, comme pour un blog. Ou au moins, quand on a aussi un blog ou un site, d'indiquer par une "brève" la présence d'un nouveau billet. Les profils facebook trop "fermés" ne me semblent pas la meilleur des solutions... On peut toutefois note deux types d'utilisation de Facebook, suivant le nombre de contacts (friends) : Moins de 1000 contacts, usage personnel ou anecdotique; plus de 1000, usage pro ou electoral (voir le record de Olivia Polski ).

4 -  L'utilisation de Twitter
Presque tous (ou du moins ceux qui ont une "image" sur intenet) ont ouvert un compte twitter. Et ici, comme pour Facebook, on trouve les "pros", comme @Denis_Baupin (8292 suiveurs) ou @pascalcherki (4041), les débutants (moins de 500), et ceux qui ont siéplement bloqué leur nom pour que personne ne leur prenne...
---------------
MàJ le 23/10/2013 : Twitter de Stephane Lovisa (en vert). Merci de me signaler les manques ou erreurs...

Evolution de l'usage d'internet à des fins politiques

je vous avais signalé (ici) un excellent article de Wired sur le changement progressif d'utilisation d'internet pour communiquer. Trois ans plus tard, qu'en est il ? Soit, la video a pris une grande place, mais le web, à travers les réseaux sociaux tels Facebook ou Twitter, a connu comme un grand sursaut me semble t'il. Que constate certains dans Facebook ? Ce réseau social, fondé notamment sur le "push" se contente en fait d'acceuillir et d'accumuler les informations, en passant progressivement en mode "pull". Cf. ici. Autrement dit, pour les comunicants de toutes natures, il perd de son intérêt puisque l'information, au lieu d'être "poussée" vers ses destinataires (le "push") doit etre trouvée dans le site, recherchée (le "pull"). Comme pour un blog, en fait, mais sans le flux RSS. Donc ce qui est publié sur FB... ne serait jamais ni réferencé ni trouvé.... sauf en payant cette fonction. Le plus grand réseau social du monde perd d'un coup beaucoup de son intérêt !
Regardons ce que font nos politiques locaux, quant à leur usage d'internet en tant qu'outil de communication. (je me suis intéressé à la chose depuis 2007, au vu du succès de Quitterie Delmas pour François Bayrou).

Dans un premier temps scrutons les familles politiques (partis) en présence dans le but des municipales sur Paris XIV° (par ordre alphabétique) et leurs sites "institutionnels" ou assimilables quand les candidatures sont affichées :
  • Debout la République : pas de site local.
  • Europe écologie - les verts : Site local ( http://paris14.eelv.fr/ ), dernière mise à jour le 30/6/2013, un 'couple politique' déclaré comme candidats "tête de liste" : Mme Celia Blauel et M Florentin Letissier.
  • Front National : pas de site dédié mais des billets "tagués" sur le site de Paris (http://fnparis.blogspot.fr/search/label/14e). Dernière mise à jour le 3/2/2012, pas de candidature "tête de liste" déclarée. 
  • Modem : Un site pour l'arrondissement ( http://www.modemparis.fr/paris-xiv/ ), dernière mise à jour le 29/6/2013, + un site "de campagne" pour la candidate déclarée, Mme Marielle de Sarnez ( http://marielledesarnez.tumblr.com/ ), dernière mise à jour le 5/7/2013.
  • MRC : Un site pour le comité Paris 14 (http://mrcparis14.org/), dernière publication le 14/7/2013, pas de candidature "tête de liste" annoncée.
  • Parti de Gauche : Un "sous-site" pour comité de Paris XIV (cliquer ici), dernière mise à jour le 6/7/2013, pas de candidature "tête de liste" annoncée.
  • Parti Communiste : Un site de cellule pour le 14ème (http://paris14.pcf.fr/), dernière mise à jour le 14 mai 2013, pas de candidature "tête de liste" annoncée.
  • Parti Socialiste : Un site par section ( il y en a 2 dans le XIV°) : Petit-Montrouge (dernière mise à jour le 3/4/2012), et Pierre Beregovoy (dernière mise à jour le 19/6/2013), pas de candidature "tête de liste" annoncée.
  • UMP : Un site pour Paris 14, deux candidatures annoncées : Mme Marie-Claire Carrère-Gée (dernière mise à jour le 14/7/2013) et Mme Nathalie Kosciusko-Morizet (dernière mise à jour le 25/7/2013), chacune avec son site de campagne. Notons au passage que si le site de MCCG est fortement orienté sue Paris XIV°, celui de NKM est beaucoup plus généraliste*
Qu'en déduire ? A propos des "sites" des organisations, on voit qu'il y a maintenant confusion entre site et blog, et que pour celles qui se sont déclarées candidates, la communication de campagne locale a tenance à personnaliser le srcrutin (confusion entre la candidate et le parti qui la supporte). Du coup, après ce rapide passage en revue, il va falloir s'intéresser aux sites des personnages politiques...

* Alors qu'elle est candidate dans le 14°, cet arrondissement n'est cité que en tant que lieu de pic-nic sur sa première page...

RIP Philippe Bas

070119 002 by François à L'Imprévu
070119 002, a photo by François à L'Imprévu on Flickr.

Elections présidentielles françaises 2012 - 1 : les candidats putatifs

A un an des élections présidentielles françaises, les différents protagonistes commencent à se mettre en place, soit pour gagner, soit pour se retirer et monnayer leur retrait avec un futur gagnant. J'ai l'impression qu'avec l'américanisation du scrutin, largement accompagnée en 2007 par notre Président actuel, M. Nicolas Sarkozy, on n'est plus dans la « rencontre d'un homme avec un pays » (1) mais désormais dans la logique « ticket gagnant » : On élirait ainsi le président et le premier ministre. Mais je n'ai pas encore trouvé de sondage complet sur ce sujet... quoique cela soit envisagé dans celui-ci (cliquer) le 24/5 pour EELV+PS.

Alors faisons un peu de prospective, en démarrant aujourd'hui avec les candidats déclarés ou putatifs.
071114 270
Je retiens, de manière purement arbitraire et symbolique, les personnalités suivantes, par ordre alphabétique de leur vrai nom de famille :
Une petite question au passage : Pourquoi certains changent t'ils de nom ?

Voyons maintenant les "tickets" c'est à dire les couples "président + premier ministre", d'abord d'une manière arithmétique :



8 6 5 28 13 6 18 6 22


Bayrou Borloo Villepin Hollande Hulot Joly Le Pen Mélenchon Sarkozy
8 Bayrou 8 7,33 7 14,67 9,67 7,33 11,33 7,33 12,67
6 Borloo 6,67 6 5,67 13,33 8,33 6 10 6 11,33
5 Villepin 6 5,33 5 12,67 7,67 5,33 9,33 5,33 10,67
28 Hollande 21,33 20,67 20,33 28 23 20,67 24,67 20,67 26
13 Hulot 11,33 10,67 10,33 18 13 10,67 14,67 10,67 16
6 Joly 6,67 6 5,67 13,33 8,33 6 10 6 11,33
18 Le Pen 14,67 14 13,67 21,33 16,33 14 18 14 19,33
6 Mélenchon 6,67 6 5,67 13,33 8,33 6 10 6 11,33
22 Sarkozy 17,33 16,67 16,33 24 19 16,67 20,67 16,67 22
112 Total 98,67 92,67 89,67 158,67 113,67 92,67 128,67 92,67 140,67

La base de calcul  (première ligne et première colonne) est le sondage "intentions de votes au 1er tour du 25 mai, légèrement bricolé par mes soins dans la limite de l'incertitude du dit sondage (3%). Les noms de la seconde colonne seraient les candadats présidents putatifs, ceux de la seconde ligne des andidats premier ministre putatif. Les chiffres dans le tableau représenteraient un score arithmétique = (cote du premier ministre + 2 x cote du président) / 3.  Les chiffres en bleu sont l'hypothèse "absence d'alliance", ceux en gras les trois plus forts d'une colonne donnée.

Je constate sans stupéfaction que Hollande, Le Pen et Sarkosy n'ont pas intérêt à s'allier : ils font de plus gros scores quand ils sont seuls. Dans la suite (bientôt), j'examinerai les combinaisons les plus farfelus... mais on peut déjà inférer à partir du tableau !
--------
Sources documentaires : Wikipedia; Sondages en France;
Crédits photos : François Van Zon sur Flickr
Notes : (1) M. François Bayrou, meeting de Caen, 1er mars 2007.

La Police au service des citoyens... FPC

Ne cherchez plus les vidéos de FPC, les voici (tant qu'elles ne sont pas supprimées...)

Chapitre 1 : Les gardes à vue



Chapitre 2 : les suicides dans la Police (50 par an environ)


Chapitre 3 : les Objectifs


Epilogue : flic c'est pas du cinoche

Pour ne pas se tromper.... se souvenir !

LE CONTENU DU PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE
Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.
Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.
Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.
I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE
Les représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.
Expriment leur angoisse devant la destruction physique de la Nation que l’oppresseur hitlérien poursuit avec l’aide des hommes de Vichy, par le pillage, par la suppression de toute production utile aux Français, par la famine organisée, par le maintien dans les camps d’un million de prisonniers, par la déportation d’ouvriers au nombre de plusieurs centaines de milliers, par l’emprisonnement de 300.000 Français et par l’exécution des patriotes les plus valeureux, dont déjà plus de 50.000 sont tombés pour la France.
Ils proclament leur volonté de délivrer la patrie en collaborant étroitement aux opérations militaires que l’armée française et les armées alliées entreprendront sur le continent, mais aussi de hâter cette libération, d’abréger les souffrances de notre peuple, de sauver l’avenir de la France en intensifiant sans cesse et par tous les moyens la lutte contre l’envahisseur et ses agents, commencée dès 1940.
Ils adjurent les gouvernements anglais et américain de ne pas décevoir plus longtemps l’espoir et la confiance que la France, comme tous les peuples opprimés de l’Europe, a placés dans leur volonté d’abattre l’Allemagne nazie, par le déclenchement d’opérations militaires de grande envergure qui assureront, aussi vite que possible, la libération des territoires envahis et permettront ainsi aux Français qui sont sur notre sol de se joindre aux armées alliées pour l’épreuve décisive.
Ils insistent auprès du Comité Français de la Libération Nationale pour qu’il mette tout en œuvre afin d’obtenir les armes nécessaires et de les mettre à la disposition des patriotes. Ils constatent que les Français qui ont su organiser la résistance ne veulent pas et d’ailleurs ne peuvent pas se contenter d’une attitude passive dans l’attente d’une aide extérieure, mais qu’ils veulent faire la guerre, qu’ils veulent et qu’ils doivent développer leur résistance armée contre l’envahisseur et contre l’oppresseur.
Ils constatent, en outre, que la Résistance Française doit ou se battre ou disparaître ; qu’après avoir agi de façon défensive, elle a pris maintenant un caractère offensif et que seuls le développement et la généralisation de l’offensive des Français contre l’ennemi lui permettront de subsister et de vaincre.
Ils constatent enfin que la multiplication des grèves, l’ampleur des arrêts de travail le 11 Novembre qui, dans beaucoup de cas, ont été réalisés dans l’union des patrons et des ouvriers, l’échec infligé au plan de déportation des jeunes français en Allemagne, le magnifique combat que mènent tous les jours, avec l’appui des populations, dans les Alpes, dans le Massif Central, dans les Pyrénées et dans les Cévennes, les jeunes Français des maquis, avant garde de l’armée de la Libération, démontrent avec éclat que notre peuple est tout entier engagé dans la lutte et qu’il doit poursuivre et accroître cette lutte.
En conséquence, les représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.
Déclarent que c’est seulement par l’organisation, l’intensification de la lutte menée par les forces armées, par les organisations constituées, par les masses, que pourra être réalisée l’union véritable de toutes les forces patriotiques pour la réalisation de la libération nationale inséparable, comme l’a dit le Général De Gaulle, de l’insurrection nationale qui, ainsi préparée, sera dirigée par le C.N.R, sous l’autorité du C.F.L.N, dès que les circonstances politiques et militaires permettront d’assurer, même au prix de lourds sacrifices, son succès.
Ils ont l’espoir que les opérations de la Libération du pays, prévues par le plan de l’état major interallié, pourront ainsi être, le cas échéant, avancées grâce à l’aide apportée par les Français dans la lutte engagée contre l’ennemi commun, ainsi que l’a démontré l’exemple glorieux des patriotes corses.
Ils affirment solennellement que la France qui, malgré l’armistice, a poursuivi sans trêve la guerre, entend plus que jamais développer la lutte pour participer à la libération et à la victoire.
Pour mobiliser les ressources immenses d’énergie du peuple français, pour les diriger vers l’action salvatrice dans l’union de toutes les volontés, le C.N.R décide :
D’inviter les responsables des organisations déjà existantes à former des comités de villes et de villages, d’entreprises, par la coordination des formations qui existent actuellement, par la formation de comités là où rien n’existe encore et à enrôler les patriotes non organisés.
Tous ces comités seront placés sous la direction des comités départementaux de la libération (C.D.L). Ils seront soumis à l’autorité des C.D.L qui leur transmettront, comme directives, la plate-forme d’action et la ligne politique déterminée par le C.N.R.
Le but des ces comités sera, à l’échelon communal, local et d’entreprise, de faire participer de façon effective tous les Français à la lutte contre l’ennemi et contre ses agents de Vichy, aussi bien par la solidarité et l’assistance active à l’égard des patriotes sous l’impulsion et le soutien donnés aux revendications vitales de notre peuple. Par dessus tout, leur tâche essentielle sera de mobiliser et d’entraîner les Français qu’ils auront su grouper à l’action armée pour la Libération.
Ces comités devront, selon les circonstances et en se conformant aux instructions données par les C.D.L, appuyer et guider toutes les actions menées par les Français contre toutes les formes d’oppression et d’exploitation imposées par l’ennemi, de l’extérieur et de l’intérieur.
Ces comités devront :
1) Développer la lutte contre la déportation et aider les réfractaires à se cacher, à se nourrir, à se vêtir et à se défendre, enlevant ainsi des forces à l’ennemi et augmentant le potentiel humain de la résistance ;
2) Traquer et punir les agents de la Gestapo et de la Milice de DARNAND ainsi que les mouchards et les traîtres ;
3) Développer l’esprit de lutte effective en vue de la répression des nazis et des fascistes français ;
4) Développer, d’une part, la solidarité envers les emprisonnés et déportés ; d’autre part, la solidarité envers les familles de toutes les victimes de la terreur hitlérienne et vichyssoise ;
5) En accord avec les organisations syndicales résistantes, combattre pour la vie et la santé des Français pour une lutte quotidienne et incessante, par des pétitions, des manifestations et des grèves, afin d’obtenir l’augmentation des salaires et traitements, bloqués par Vichy et les Allemands, et des rations alimentaires et attributions de produits de première qualité, réduites par la réglementation de Vichy et les réquisitions de l’ennemi, de façon à rendre à la population un minimum de vital en matière d’alimentation, de chauffage et d’habillement ;
6) Défendre les conditions de vie des anciens combattants, des prisonniers, des femmes de prisonniers, en organisant la lutte pour toutes les revendications particulières ;
7) Mener la lutte contre les réquisitions de produits agricoles, de matières premières et d’installations industrielles pour le compte de l’ennemi ; saboter et paralyser la production destinée à l’ennemi et ses transports par routes, par fer et par eau ;
8) Défendre à l’intérieur de la corporation agricole les producteurs contre les prélèvements excessifs, contre les taxes insuffisantes, et lutter pour le remplacement des syndicats à la solde de Vichy et de l’Allemagne par des paysans dévoués à la cause de la paysannerie française.
Tout en luttant de cette façon et grâce à l’appui de solidarité et de combativité que développe cette lutte, les comités de villes, de villages et d’entreprises devront en outre :
a) Renforcer les organisations armées des Forces Françaises de l’Intérieur par l’accroissement des groupes de patriotes : groupes francs, francs-tireurs et partisans, recrutés en particulier parmi les réfractaires ;
b) En accord avec les états majors nationaux, régionaux et départementaux des F.F.I, organiser des milices patriotiques dans les villes, les campagnes et les entreprises, dont l’encadrement sera facilité par des ingénieurs, techniciens, instituteurs, fonctionnaires et cadres de réserve, et qui sont destinés à défendre l’ordre public, la vie et les biens des Français contre la terreur et la provocation, assurer et maintenir l’établissement effectif de l’autorité des Comités départementaux de la Libération sur tout ce qui aura été ou sera créé dans ce domaine pour le strict rattachement aux F.F.I dont l’autorité et la discipline doivent être respectées par tous.
Pour assurer la pleine efficacité des mesures énoncées ci-dessus, le C.N.R prescrit de l’état major national des Forces Françaises de l’Intérieur, tout en préparant minutieusement la coopération avec les Alliés en cas de débarquement, doit :
1) Donner ordre à toutes les formations des F.F.I de combattre dès maintenant l’ennemi en harcelant ses troupes, en paralysant ses transports, ses communications et ses productions de guerre, en capturant ses dépôts d’armes et de munitions afin d’en pourvoir les patriotes encore désarmés ;
2) Faire distribuer les dépôts d’armes encore inutilisés aux formations jugées par lui les plus aptes à se battre utilement dès à présent et dans l’avenir immédiat ;
3) Organiser de façon rationnelle la lutte suivant un plan établi avec les autorités compétentes à l’échelon régional, départemental ou local, pour obtenir le maximum d’efficacité ;
4) Coordonner l’action militaire avec l’action de résistance de la masse de la nation en proposant pour but aux organisations régionales paramilitaires d’appuyer et de protéger les manifestations patriotiques, les mouvements revendicatifs des femmes de prisonniers, des paysans et des ouvriers contre la police hitlérienne, d’empêcher les réquisitions de vivres et d’installations industrielles, les rafles organisées contre les réfractaires et les ouvriers en grève et défendre la vie et la liberté de tous les Français contre la barbare oppression de l’occupant provisoire.
Ainsi, par l’application des décisions du présent programme d’action commune, se fera, dans l’action, l’union étroite de tous les patriotes, sans distinction d’opinions politiques, philosophiques ou religieuses. Ainsi se constituera dans la lutte une armée expérimentée, rompue au combat, dirigée par des cadres éprouvés devant le danger, une armée capable de jouer son rôle lorsque les conditions de l’insurrection nationale seront réalisées, armée qui élargira progressivement ses objectifs et son armement.
Ainsi, par l’effort et les sacrifices de tous, sera avancée l’heure de la libération du territoire national ; ainsi la vie de milliers de Français pourra être sauvée et d’immenses richesses pourront être préservées.
Ainsi dans le combat se forgera une France plus pure et plus forte capable d’entreprendre au lendemain de la libération la plus grande œuvre de reconstruction et de rénovation de la patrie.
II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE
Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :
1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;
2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;
3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;
4) Afin d’assurer :
l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;
la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;
la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;
la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;
l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;
le respect de la personne humaine ;
l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;
5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :
a) Sur le plan économique :
l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;
une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;
l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;
le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;
le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;
le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.
b) Sur le plan social :
le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;
un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;
la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;
la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;
un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;
la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;
l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;
une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;
le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.
c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.
d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.
Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.
Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.
L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.
En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !
En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !
LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE

Proposition de nouveau système électorale par concentration pyramidale

070830_47_640Dans un billet précédent (voir en-dessous ou cliquer là) je décrivais la Bataille des Reines d'alpage et me demandais si ce mode d'élection, par élimination successive des candidats, ne pouvait pas être appliqué aux élections humaines franchouillardes. Poussons le raisonnement (volontiers provocateur) un peu plus loin, essayons de faire un parallèle.
Il y a plusieurs composantes dans la bataille des reines (ces points ont été fort bien analysés par Stéphane Haefliger dans son opuscule "Le pays où les vaches sont Reines" (cliquer pour en savoir plus) :
- L'éleveur
- le syndicat de financement de l'éleveur
- le troupeau
- la reine
IMG_6786 1000- l'alpage (un troupeau d'une éleveur peut être réparti sur plusieurs alpages)
- le spectacle, la fête 
- le public
- le combat

Faisons le rapprochement :
- le parti politique <=> l'éleveur
- le financement (état + donateurs) <=> le syndicat de financement de l'éleveur
- les partisans encartés, les militants <=> le troupeau
- la reine <=> le candidat
- la circonscription de départ <=> l'alpage
- le spectacle, la fête <=> la journée électorale
- le public <=> les habitants, le public, les électeurs
- le combat <=> le débat

Certains points sont confondants de vraisemblance :

071114 270- les partis politiques ont tous leur "écurie" de candidats. Certains responsables ont d'ailleurs poussé l'image assez loin (Hervé Morin, François Bayrou - cliquez sur les noms pour trouver l'info)

090902 medefUE09 054 Eric Woerth- Le financement des partis est à peu près aussi inégal que le financement des élevages, et aussi opaque parce qu'on le vaut bien (veau ?)

- "Les français sont des veaux !" acrobatie syllaptique de Charles De Gaulle aurait tendance à mêler les deux catégories "troupeau" et "public", ce qui n'est pas faux : le troupeau est issu du public... ont peut entendre que certains militants ont l'impression d'être "cocus", donc de porter des cornes... je vous laisse trouver les références que vous désirez du coté de PS, Les Verts, MoDem, UDF, Nouveau Centre, UMP, ça ne manque pas !

- La Reine (le candidat élu) : il n'est qu'à voir l'attitude de certaine Présidente de région ou Député pour trouver la comparaison édifiante !

- Les circonscriptions de départs sont aussi inégales que les alpages : étendue, population, qualité de l'herbe (pardon : possibilité d'emploi), etc. Un parti est présent dans plusieurs circonscription, un éleveur dans plusieurs alpages, certaines circonscriptions sont négociés, les alpages aussi, etc. Je me permettrais toutefois une critique : en France, on a tendance à m"langer joyeusement les circonscriptions électorales législatives et exécutives, et les candidats ont tendance à avoir un parcours qui les fait mêler les deux; par exemple maire (exécutif local), député (législatif), député-maire (cumulard), conseiller général (exécutif) sénateur (législatif) voir même les trois : juge (judiciaire), conseiller (exécutif) et député européen (législatif). Mon raisonnement s'applique uniquement à la chaîne "exécutif" : conseiller municipal, maire, conseiller général, conseiller régional, président.

- la journée électorale devrait redevenir ce qu'elle fut par le passé : une grande fête républicaine, avec un grand spectacle donné par les candidats et les élus !

- les électeurs se sont vu confisquer depuis bien longtemps une influence décisive sur les scrutins nationaux : ils sont au spectacle et ne votent que de manière partisane. Le monde agricole a compris depuis bien longtemps que ce n'est pas le public qui doit reconnaître les meilleurs bétails, mais les bêtes elles-mêmes ou des critères objectifs. Alors assumons pleinement cette dérive autocratique : on ne vote plus, comme ça on n'est plus embêté. Je sens que ça choque un peu, alors gardons le vote quand même, mais je ne suis pas certain que ce soit efficace : si toute les vaches peuvent être candidates au sein d'un alpage, par la suite, seules celles qui ont gagné peuvent poursuivre le parcours.

- le combat pour savoir qui est le meilleur (ou la meilleur) : Pourquoi limiter ce duel à l'entre-deux tours alors qu'on sait qu'il est décisif dans le processus électoral ? Souvenez vous en 2002 : M. Jacques Chirac refuse le débat avec M. Jean-Marie Le Pen (video ici), mais est réélu avec un score... africain parce qu'il est soutenu par un pacte républicain (alliance de troupeaux). En 2007, le débat entre Mme Ségolène Royal et M. Nicolas Sarkozy (vidéo ici) a fait basculer vers le candidat UMP les indécis qui lui ont apporté la victoire, etc. Provoquer des combats (pardon, des débats) dès la plus petite circonscription, puis de proche en proche dans des circonscriptions de plus en plus grandes aurait à mon avis plusieurs avantages : un entraînement progressif de la vache (pardon, du candidat) ; une prise en charge de de territoires de plus en plus grands, donc de problématiques progressivement de plus en plus complexes ; la certitude que ceux qui atteignent les fonctions suprêmes ont été réellement formés par l'expérience et le contact avec leurs aînés : le débat permanent dans l'arène (il y a forcément toujours un combat quelque part) ; etc...

Et...  Comment se dérouleraient ces débats ? Qui arbitrerait ? Appliquons le principe des combats de reines :
Dans un champ clos, tous les candidats doivent s'opposer deux par deux, en respectant les règles du débat démocratique (voir ici un exemple de telles règles qui fonctionne plutôt bien dans les Cafés-Citoyens de l'Imprévu...) : un jury (Conseil constitutionnel par exemple) vérifie que la charte est correctement appliqué et compte les points :
IMG_6727A Pinson- 0 pour refus de débat, non présentation, sortie de l'arène, non respect des règles, mauvaise foi avérée
- 1 pour défaite reconnue de bonne foi
- 2 pour match nul : les 2 candidats reconnaissent le nul, ou limite de temps atteinte sans départage. L'an dernier, à Argentière, il y a eu deux reines ex-eaquoPinson (voir photo ici) et Tina.
- 3 pour une victoire.

Est proclamé élu celui ou celle qui a le plus de points, sans autre forme de procès. En cas d'égalité, pas de départage, mais 2 ex-eaquo qui devront se partager la fonction briguée (phénomène de cohabitation, comme celui que nous avons connu depuis MM Mitterand et Chirac en 1986).
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Crédits photos : FVZ sur Flickr
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