à propos d'IA en 2023 : "Il existe bien une différence entre ce qu'une machine dit et ce qu'elle "comprend" ; d'ailleurs, elle ne comprend rien."

"La responsabilité appartient ainsi aux concepteurs plutôt qu'aux utilisateurs,
comme affirme aussi la nouvelle législation européenne en matière d'intelligence artificielle. Un
output susceptible de porter atteinte au bien-être de l'utilisateur est supposé avoir été provoqué causalement par le fabricant d'un chatbot, même si celui-ci n'avait formé aucune intention de léser celui-là et ne pouvait même, par conception, avoir la connaissance de cet output
particulier." Alexei Grinbaum, "Parole de machines – Dialoguer avec une IA", humenSciences, mai 2023, 192p. 17,90 €

Source de polémiques récentes, voir d'interdiction dans certains pays, ChatGPT, édité par OpenIA, et ses consoeures IA nous interpellent : quelle place leur réserver dans nos sociétés ? Comment les utiliser et au profit de qui ? Comment interagir avec elles ? Monsieur Alexei Grinbaum fait le point, à fin mars 2023. Sa dernière oeuvre est donc d'actualité sur le sujet, étant donné sa compétence reconnue. 

Que lors une interaction humain-machine, la machine réponde de manière quasi-humaine – avec apparement de l'empathie, de l'émotion, etc – éveille en nous le même type de réaction émotionnelle ne veut pas dire que l'émotion est ressentie du côté du silicium : ce ne sont que des réactions statistiquement correctes pour réagir face à un humain, et entraîner une projection des sentiments par l'être humain. Que le transformeur au coeur de l'IA ne soit qu'un automate engloutissant quelques TeraOctets de données de conversations ne lui permet pas d'accéder au signifiant : elle manipule des éléments de langages  pour produire un rendu qui soit statistiquement et socialement convenable. C'est tellement dénué de sens qu'il est nécessaire de coupler ce transformeur à une autre IA, spécialisée, elle, dont le seul rôle est de vérifier que le projet de rendu sera socialement acceptable.

Si il n'y a pas de signifié, il n'y a encore moins d'intention puisqu'il n'y a pas de conscience : l'IA est naïve, innocente, "adamesque" en ce qu'elle ne peut connaître ni le bien ni le mal, n'ayant pas d'intention. C'est un Golem, un Robot. Une comparaison avec la Kabbale et le travail talmudique est tout à fait pertinente, d'autres écrits mystiques nous guident aussi : " Au commencement était le Verbe (λόγος), et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu." Nous nous situons donc avant le bien et le mal.

Le travail de l'IA conversationnelle est donc sur le mot, le verbe, l'écrit, l'oral n'étant considéré que comme une synthèse vocale. Nous sommes donc sur la forme et il ne faut pas s'y tromper. Cela dit, étant donné la potentiellement grande qualité de l'écrit généré, il est nécesaire d'y inclure une signature (watermark) pour diférencier ce qui est texte généré, sans ancrage philosophique ou intentionnel, de texte écrit, avec les trois niveaux de sens évoqués plus haut.

Il existe déjà des DeadBots permettant de poursuivre un dialogue artificiel après le décès de l'interlocuteur. Serait-ce une nouvelle manière de faire le deuil ?

Une éthique reste à définir, avant peut être de légaliser. Aujourd'hui nous sommes face à des Golem qui s'expriment sans comprendre ce qu'il signent. On est encore loin des trois lois de la robotique d'Asimov.


Ce livre dense et généreusement sourcé se lit bien, il serait à conseiller à nos décideurs avant qu'ils ne cèdent à l'émotion ou à un respect trop légaliste du RGPD : les IA conversationnelles existent, interdites ou autorisées, et nous devons faire avec. De ce fait si certains métiers risquent d'évoluer voir de disparaître, au moins un nouveau métier émerge : influenceur d'IA !

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A titre d'exemple, j'ai soumis ce texte à ChatGPT v3.5 en lui demandant de le résumer. Au bout de trois essais, voici le résultat :

"L'article aborde la question de la place des IA conversationnelles dans notre société et explore leur utilisation ainsi que les interactions avec les êtres humains. Il souligne que bien que ces machines puissent répondre de manière quasi-humaine, elles ne possèdent pas de réelle compréhension des émotions ou des intentions. Les IA conversationnelles se basent sur des modèles statistiques et manipulent des éléments de langage sans accéder au sens profond des informations.

L'auteur souligne également que l'IA est dépourvue de signifié et d'intention, la plaçant dans un état d'innocence similaire à celui du Golem. Il fait référence à des écrits mystiques et philosophiques pour appuyer cette idée. L'accent est mis sur le travail de l'IA conversationnelle axé sur le mot et l'écrit, considérant l'oral comme une simple synthèse vocale. Ainsi, il est suggéré d'inclure une signature pour différencier les textes générés de manière algorithmique des textes écrits avec une intention et une philosophie.

L'article mentionne également l'existence des "DeadBots" qui permettent des interactions artificielles après la disparition d'une personne, soulevant la question de l'utilisation de ces technologies dans le processus de deuil.

Enfin, l'auteur souligne la nécessité de définir une éthique pour les IA conversationnelles et met en garde contre les émotions excessives ou une stricte conformité au RGPD. Il conclut en soulignant que les IA conversationnelles existent, qu'elles soient autorisées ou interdites, et que cela peut entraîner l'émergence d'un nouveau métier d'influenceur d'IA."


Faire 8100 repas durant le confinement CoViD19, et les distribuer à ceux qui ont faim

Du 15 mars au 11 mai 2020, ce fut le confinement strict, puis à partir du 11 mai un
dé-confinement progressif. Durant cette période où beaucoup de choses se sont arrêtées, les plus démunis ont doublement souffert : Confinement en hôtels réquisitionnés, et absence des cuisines collectives, fermées pour cause de coronavirus.
Des groupes de personnes se sont réveillées et ont agis à mesure de leurs moyens. Grâce leur soit rendue ! Il y eu, entre autres :
  • Le collectif "Les Ravitailleurs", dès début avril 2020, à l'initiative de Pol Maire, pour la fédération de cuisiniers qui fabriquaient de 20 à 50 repas par jour chez eux, et ont, au 28 juillet, fabriqué  54095 repas.
  • Le collectif d'associations " Cap Solidarité - le collectif", à l'initiative de CAPSAAA et de Au Dela Des Murs, qui, en mars, distribuait déjà des paniers de denrées puis a étendu et augmenté son offre jusqu'à distribuer 400 repas par jour, et 900 paniers de denrées à Paris, Bobigny et Vitry, ainsi qu'aux alentours.
  • Les Grands Voisins, qui, au plus fort du confinement, distribuaient 500 repas par jour, alors que leur capacité de production est de 300. Ils étaient livrés pour le complément par notamment Les Ravitailleurs, cité plus haut.
et puis, il y eu un élan de personnes, dont des habitants de Paris XIV, qui sont venues se greffer sur cette dynamique.

Au plus fort, une vingtaine de personnes qui venaient nous aider, avec leur sac de courses, en disant : "Tiens j'ai acheté ça, on en a besoin". Qui a vidé son armoire à épices, suite à mon appel, qui apporte un kilo d'aïl, qui un kilo de patates, qui cinq cageots de radis et cinq cageots de rhubarbe  ("vous en ferez bien quelque chose !"). Merci à Adrienne, Agnès, Bashir (Bob), Carole, Céleste, Clara, Cyrielle, David, Emmanuel (Manu), Erik, Florence, Hervé, Karim, Katia, Louis, Luis Manuel (Manu), Marius, Martine, Mélanie, Minata, Mohammed (Big Momo), Monsserrat, Mouss, Patrick, Philippine, Raphaël, Ryadh, Simon, Sophia, Stéphanie, Sylvain, Sylvia, Sylvie, Timour, Yacine et ceux qui sont intervenus de manière discrète à travers leur organisation (association ou entreprise).

Maintenant, voyons ce qui a été fait :

Nous avons fait des plats préparés depuis le 28 avril 2020, en quantité croissante. En effet, nos bénéficiaires n'ont pas de cuisine à leur disposition (hôtels réquisitionnés par le 115 – Samu Social, et associations d'entraide assurant la distribution).

Les hôtels et centres d'hébergement d'urgence ne sont pas toujours à Paris :

Les hôtels de banlieue sont généralement moins chers à la nuitée. Nos plats sont distribués principalement à Paris 14ème, et à partir des deux plateformes logistiques, Vitry-sur-Seine (94) et Bobigny (93). Entre le 28 avril et le 2 juillet 2020, nous avons produit 8100 repas.

Un plat/repas fait environ 450g, il est souvent composé de céréale ou pomme de terre (60%), de légumineuse (20%), de légumes en sauce (20%). Les protéines sont apportées par la légumineuse ou par un apport dans la sauce (animal, donné ; ou œuf, acheté). Un grand succès fut un riz biryani aux lentilles mélangées (ne cherchez pas la recette, c'est une invention liée aux produits disponibles).

Notre aventure a eu cinq "saisons" :

  • Première saison, cuisine domestique, du 28/4 au 12/5.
    Moyenne : 50.
    Cumul : 747. Record quotidien : 78 repas.
  • Seconde saison, cuisine de la brasserie "La Place", du 12 au 24/5.
    Moyenne : 120.
    Cumul : 1775. Record quotidien : 196 repas.
  • Troisième saison, cuisine-école du Centre d'Animation Montparnasse, du 24/5 au 3/6.
    Moyenne : 180.
    Cumul : 1525. Record quotidien : 302.
  • Quatrième saison, cuisine AFPP du complexe sportif Emile Anthoine, du 11 au 21/6.
    Moyenne : 250.
    Cumul : 2300. Record : : 437 à deux cuisiniers, un commis.
  • Cinquième saison, ESAT à Colombes, production visée 220 par jour.
    Moyenne : 220. Cumul : 1100 repas.

Durant les saisons 1 à 4, nous avions un flux entrant, de livraisons de denrées, 2 à 3 fois par semaine, et un flux sortant, les barquettes repas, quotidien. Pour la saison 5, la logique est calée sur celle de "Les Ravitailleurs" : Un coursier apporte les ingrédients le jour J pour production J+1, et repart avec la production de J-1.

Nous sommes plusieurs équipes à produire des repas, mais ici nous exposons ce qui est fait par l'équipe de Paris XIV. Les denrées sont soit glanées, soit données, soit achetées.

Saison 2 à 4, les cuisiniers étaient deux ou trois chaque jour, parmi : Bob, Hervé, François, Yacine (les records ont été fait à deux). Les bénévoles qui font la mise en boîte arrivaient vers 13h, et étaient deux ou trois chaque jour, en tournant.

La maraude de départ des produits passait vers 16h, à 16h30 les lieux étaient libérés, ménage fait. Au total l'équipe saison 1 à 4 a impliqué environ 27 personnes.

Pour information, nous sommes plusieurs lieux à produire de la nourriture, dont des restaurants. Mais ces restaurant ne travaillent pas le week-end, donc nous tentons de les compenser ces jours là (d'où les records de production). Au total, le besoin identifié est de plus de 400 plats par jour, auxquels s'ajoute les distributions de denrées (900 par jour à partir des deux plateformes).

Depuis le 16 juin, la demande a changée, nous distribuons plus auprès des clandestins, et moins auprès des "pauvres reconnus", les associations ou organismes spécialisés ayant repris leur activité.

Durant les saisons 1 à 4, tous les intervenants étaient bénévoles (revenus : RSA, chômage partiel, pôle emploi ou retraite). Ils étaient nourris sur place. Les cuisiniers sont professionnels. Pour la saison 5 nous changeons de dimension, avec une production à Colombes, dans un ESAT avec une capacité de production supérieure à 200 plats par jour.


Depuis juillet, notre collectif, dont l'activité est en suspens, se structure en une association, l'Amicale de la place du banc, pour être capable de réagir rapidement à un résurgence de l'épidémie.

En savoir plus sur facebook :

A propos des dons de denrées alimentaires

Epluchage du matin
A tous nos généreux donateurs : Avoir des produits de base pour faire de la cuisine, c'est bien, c'est super, ça permet d'avancer, de fournir. Nous sommes dans un pays avec une immense culture gastronomique, puisque nous avons intégré celle des autres dans beaucoup de cas.
Ce que je voudrais, c'est que nos plats distribués aient du goût, et soient beaux, ne soit pas simplement de la nourriture.

Pour cela, il nous faut, à nous cuisiniers bénévoles, des épices, des aromatiques (thym, laurier, origan, etc.), des alliaceae (aïl, oignons, poireau, ciboulette, etc.), des apiaceae (persil, coriandre, etc.), bref, des trucs sympas dont nous n'avons pas besoin en très grande quantité, mais qui permettent d'avoir des plats appétants.
Quand vous nous offrez 5 kg de pommes de terres, c'est cool, ça fait 30 plats. Mais quand vous nous offrez 5 kg d'oignons, ça permettra d'améliorer 100 plats. Et un kg d'ail, 120. Et 100 g de curry, 100 plats directement.
Au passage, les épices sont porteurs d'une culture, c'est aussi une forme de signature.
Spaghetti, sauce curry, grana padona

Voila, c'est tout, merci encore pour ce que vous faites déjà, c'est juste une remontée de terrain non pas pour faire plus, mais pour faire mieux.
Si vous voulez participer à cette "cuisine populaire", des liens (les collectifs auxquels je participe) :
- Les Ravitailleurs
- CAPSAAA-Paris,
- Au delà des murs
- #CapSolidarité



___________
Mise à jour du 2/5/2020 : Merci à Béatrice d'avoir pré-payé un kilo d'aïl chez le maraîcher !
Mise à jour du 3/5/2020 : Merci à Murielle d'avoir vidé son armoire à épices !


L'hôpital de Paris Saint-Joseph a besoin de tous ! Sur-blouses à fabriquer, appel à bénévoles

L'Hôpital de Paris Saint-Joseph a demandé des volontaires pour fabriquer des sur-blouses pour le personnel soignant le 6 avril dernier. Cette demande est toujours d'actualité :

"Comme tous les établissements alentours, nous faisons appel à l'aide de nos concitoyens pour confectionner des sur-blouses pour protéger les soignants prenant en charge les patients covid les fournisseurs se retrouvant dans l'incapacité (comme vous avez dû l'entendre j'imagine ces jours-ci dans les médias), de répondre à la demande des hôpitaux.
Cette demande est toujours absolument d'actualité pour préserver la santé des soignants qui accueillent au quotidien nos concitoyen malades.
N'hésitez pas à revenir vers moi en cas de besoin
Bien cordialement
Cyrille Bertin, Coordonnateur Paramédical Adjoint,Responsable du parcours patient au bloc opératoire, Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph
cbertin [at] hpsj.fr "

Même si vous ne pouvez pas faire, au moins faites passer s'il vous plait.

Le patron d'orgine des sur-blouses est ici :  https://dl.orangedox.com/blouses mais le site est un peu lent (voir les FAQ ci-dessous).
__________________________

Questions fréquentes (et réponses) :Quelques informations provenant de M. Bertin, coordinateur de l'opération à Saint-Joseph

  • Où sont les patrons de sur-blouses ?
    Les patrons de sur-blouses sont disponibles en cliquant sur les liens ci-après (l'illustration est un .jpg, difficile à agrandir proprement) : Versions pdf (167Ko) ou jpeg (54Ko).
  • Comment se procurer le tissus ?
    L'hôpital organise des collectes de draps. Le tissu requis est coton 100%. En pratique nous recommandons l'utilisation de draps de lit répondant aux critères de traitement du linge hospitalier (lavable à 95°C).
  • Est-ce défrayé, si ce n'est rémunéré ?
    Nous faisons appel à l'aide bénévole de nos concitoyens, nous avons passé des commandes qui sont bloquées à l'étranger. Nous avons donc des besoins très urgents pour nous permettre de couvrir la durée jusqu'à leur réception. Aujourd'hui l'aide de nos voisins et voisines s'avère être la meilleure chance pour nous de protéger rapidement nos soignants. En revanche, nous pouvons fournir le tissu et l'élastique que nous parvenons à collecter au fur et à mesure.
  • Peux t'on signer ses œuvres (mention "offert par xxx" ou autre ) ?
    Oui, s'il s'agit de motif fait par couture ou d'un motif brodé (en évitant la face avant de la blouse pour des raisons d'hygiène) (nous déconseillons une signature au marqueur qui peut laisser penser aux patients que le matériel que nous utilisons ne serait pas propre).
  • Quel est le contact à Saint-Joseph ? 
    Monsieur Cyrille Bertin, coordonnateur Paramédical Adjoint, responsable du parcours patient au bloc opératoire, Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph
    Courriel : cbertin[at]hpsj.fr (remplacer [at] par ce qu'il faut).

Quelques liens utiles :


Comment transformer des bouchons en roues de fauteuils ?


Que se passe t'il après que j'ai déposé un bouchon dans l'urne de CAPSAAA ?


Je dépose un bouchon dans l'urne, et après ?
Tout d'abord, comme je ne suis pas le seul à le faire l'urne se remplie tranquillement. Lorsqu'elle est pleine, elle contient environ 10kg de bouchons en plastique dur.
Le responsable local de l'urne fait alors deux actions : Il vide l'urne dans un sac (ou sort le sac réceptacle), pour que je puisse continuer à apporter mes bouchons, et téléphone à son contact privilégié à CAPSAAA pour indiquer qu'il a un sac plein.
Suivant la capacité de stockage du lieu, il faut venir rapidement (ou pas) pour récupérer la collecte.
CAPSAAA reçoit ces appels et organise une tournée de ramassage, ou profite du déplacement d'un de ses véhicules pour passer récupérer le stock de bouchons.
Le responsable local a terminé son action sur ce lot.

Les bouchons sont maintenant dans les véhicules de CAPSAAA.
Il faut alors tout rapporter dans un seul véhicule, éventuellement en utilisant un local technique comme stock tampon.
Admettons qu'un véhicule puisse être chargé correctement. Par exemple, 10 m3 de bouchons représentent environ 500 kg de bouchons, soit 50 sacs. Le camion va alors déposer ses bouchons au centre de recyclage de Lemon Tri, notre partenaire.

Les sacs sont déchargés dans des chariots grillagés, qui passent sur une balance industrielle. Lemon Tri délivre à CAPSAAA un bon de livraison qui mentionne la masse déposée.
CAPSAAA a terminé son action sur cette livraison.

Lemon Tri va alors vider les sacs dans sa nettoyeuse. Les sacs réutilisables sont mis de coté et redonnés à CAPSAAA à l'occasion de la prochaine livraison. Les sacs non réutilisables sont recyclés de manière ad-hoc.
Les bouchons, une fois propres et triés, sont alors remis sur le marché des matières premières.
Lemon Tri a terminé son travail sur les bouchons.

Comment les bouchons, en plastique dur, se transforment en roues et en fauteuils de sport, en métal ?


Il n'y a pas de lien direct ! Lemon Tri achète les bouchons à CAPSAAA au prix du marché des matières (quelques centaines d'Euros la tonne), et, en fin d'année, abonde la collecte réalisée. Ces fonds sont versés à CAPSAAA qui peut alors acheter le matériel sportif mentionné sur l'urne.

Par ailleurs, LemonTri est partenaire de CAPSAAA, et spécialisé dans le recyclage. Certaines des machines de récupération de bouteilles en plastique déposées dans des supérettes parisiennes sont dédiées à CAPSAAA : Lorsque j'apporte mes bouteilles vides, le crédit de 0,10€ peut soit m'être versé sous forme de bon d'achat, soit crédité à des associations partenaires, dont CAPSAAA.


Pour en savoir plus :

Crédits photos CAPSAAA.

La vallée des saints

Vallée des Saints
Il y a un lieu étonnant, magique, plein de paix, de mystères, et de sérénité, que j'ai eu grand plaisir à visiter cette année : la vallée des saints, à Carnoët (Karnoed), dans les Côtes d'Armor.

Source druidique
Avant notre époque, au pied de cette vallée qui est en fait un mamelon, le Tossen Sant Weltas ("colline de saint Gildas"), on y
trouve une source réputée druidique.

Chapelle Saint Gildas
En montant un petit peu, on trouve la chapelle Saint Gildas (mort vers 570), qui date du XVI° d'après ce que j'ai retenu. Une superbe charpente en coque de bateau retournée, à voir sur place !

En montant tout en haut du Tossen Sant Weltas, on y découvre la motte castrale qui domine le paysage, et pourrait dater du X ou XI¨siècle.

Et puis,
Et puis, tout autour, les statues monolithiques de la Vallée des saints.

Je ne vais pas recopier le guide, vendu sur place pour soutenir le projet, ou le site que je vous invite à découvrir (ici), mais vous pouvez toujours visiter ma galerie photo sur flickr là.

Le guide édition 2018 (la 7ème) actuellement en vente (10€, 234 pages, belles photos) recense 113 statues.
Quand j'y suis allé (07/2019), il y en avait 131 d'érigées. C'est pourquoi je n'ai pas trouvé certains noms (si vous pouvez m'aider, n'hésitez pas à commenter, ici ou sur flickr où sont les photos).
De plus, il faisait 24°C quand Paris dépassait les 40°C...

Saint Goulven et la motte castrale
Il faudra que j'y retourne l'hiver, avec le vent et la pluie ce doit être magique !

Le lieu est accessible gratuitement, 24h/24, 7j/7 (mais pas la restauration qui vaut la pause, se renseigner avant).

Ramassage de mégots rue Pernety

Ce samedi 18 mai 2019, nous nous retrouvâmes à une petite vingtaine au métro Pernety pour (re-)nettoyer la rue de ses mégots. Bonne ambiance, beau temps (ni trop chaud ni trop froid).
Cette opération est à l'initiative de la Ville de Paris, à laquelle le Conseil de quartier Pernety - commission propreté s'est associé.

Le but de l'opération, en plus du nettoyage
proprement dit, est de faire prendre conscience aux fumeurs indélicats de la pollution qu'ils génèrent par leur incivilité. Rappelons que la partie répréssive existe aussi : Un jet de mégot au sol est considéré comme un dépôt d'ordure sur la voie publique est est puni d'une amende de 68 euros.

L'opération se déroule en trois temps :

  • Avant le ramassage (en l’occurrence jusqu'à la veille) : information des riverains, pose de nouveaux cendriers de rue. Nettoyage normal de la rue par le service propreté de la mairie.
  • Le jour de l'opération : installation d'un stand (départ / arrivée) où l'opération est expliquée et gérée : prêt de matériel de ramassage, installation d'un "mégomètre", distribution de cendriers de poche. Les ramasseurs se sont organisé en quatre équipes de quatre. Dans chaque équipe : une pelle, un balais, deux pinces à déchets, un ou deux sacs poubelles. Chacun porte sa chasuble, et des gants à usage unique.
  • Après l'opération nettoyage, il faudra conserver la rue propre. Information des commerçants, principalement ceux dont la devanture est souillée, pose de cendriers aux endroits repérés sensibles, pose d'un nouveau modèle de poubelle de rue, où le cendrier est clairement identifié.
Tout ce dispositif est détaillé sur le site de la mairie.

Ce que j'en ai déduit, personnellement :
  • J'ai déjà participé dans le passé à des opérations de nettoyage, dans la montagne. C'est nécessaire, L'impact sur les pollueurs est faible, car ils sont déjà partis quand on fait le ménage. Mais, faible + faible + faible, ça peut fonctionner.
  • Le bilan financier de l'opération est plutôt mauvais : Utilisation d'un grand nombre de gants, de sacs-poubelles qui ne sont pas pleins, distribution de tracts et affichage : On utilise beaucoup de moyens pour un résultat relativement petit, mais TRES visible.
  • Les service de la ville sont remarquablement efficaces dans leurs opérations de nettoyage. En fait, la rue était propre, nous avons du dénicher les mégots dans des endroits difficiles d'accès au quotidien : dans les joints de pavés, les lisières d'immeubles, sous les voitures, sous les deux-roues, dans les zones de travaux...
  • L'échange avec les passants est plutôt sympa, entre "propres".
  • Les fumeurs, quand ils disposent d'un cendrier, ont tendance à l'utiliser. Donc, bien entendu, "le tabac c'est tabou on en viendra tous à bout" mais il vaut mieux installer des cendriers.
  • Dans le passé (il y a une dizaine d'année) j'avais demandé où on devait jeter son mégot à un balayeur municipal. Il m'avait dit : "Dans la bouche d'égout, il y a déjà tellement de déchets à dé-polluer que les mégots ne changent pas grand chose." La doctrine a changée : on ne jette plus de déchet polluant dans les bouches d'égout, car "Ici commence la mer". OK.
Crédit photo François Van ZOn.
Le mercredi 22 mai 2019, de 14 à 18h, la commission Paris 2024 - Sports du Conseil de quartier Pernety et le CA Paris 14 - section féminine vous invite à une animation / découverte au stade Didot, plus particulièrement destinée aux enfants de tout le quatorzième arrondissement.
Seront organisés des ateliers sportifs et socio-éducatifs pour les enfants autour des valeurs de mixité hommes-femme et mixité culturelle.
Durant cette après midi, des centaines d'enfants des clubs sportifs et de centres de loisirs, dont le CA PARIS 14, sont attendus. Et au final, tout ce petit monde pourra participer à nos animations.
Pour l'encadrement, il y aura une quinzaine d'éducateurs sportifs du CA PARIS 14, 4 services civiques du comité d'organisation qui nous aideront à organiser les ateliers.
Afin que cet après midi soit une réussite, nous faisons appel à des bénévoles pour nous aider à animer les ateliers !
Si vous désirez participer, signalez vous par mail auprès de conseilquartierpernety@gmail.com

Form'action à la réussite de projets - restitution TSTI

J'ai eu l'opportunité d'animer des ateliers dans un lycée, dont le thème était "Réussir ses projets". Ces ateliers suivaient le plan exposé ici (cliquer). Voici, sous forme de nuages de mots, une restitution des sujets abordés par le lycéens de terminal "sciences et techniques de l'ingénieur " (T STI).
Gènes (ce qui peut être amélioré)

Réussites











Rêves
Objectifs


Débroussaillage

Monsieur le maire de mon village m'a demandé de débroussailler mon terrain, et tailler mes arbres, faute de quoi il prendrait un arrêté m'obligeant à le faire ou le payer. Voici ma réponse (après un peu de débroussaillage il est vrai. Il faudra que j'y retourne pour finir le travail.
______________________________________________________
François à Paris, le 17 juillet 2017
à
Monsieur le maire de xxx

"Si on abandonne le jardin, il devient une forêt, et c'est bien." GillesClément, jardinier, paysagiste, botaniste, biologiste et écrivain.

J'ai bien reçu votre courrier récent, l'AR en faisant foi. J'ai aussi reçu par internet l'information de recherche de fuite d'eau (25 avril 2017).
Sur ce dernier point, j'ai vérifié mon adduction, elle est fermée et sèche.
En ce qui concerne le débroussaillage, j'ai fait le minimum permettant d'accéder aux bâtiments (mais cela dit, ceci ne regarde que moi). J'ai constaté à l'occasion que la seule construction de ma propriété accessible aisément a été dépouillée de ses briques et de ses tuiles. J'en déduis que les ronces protègent mes biens contre les prédateurs humains mais n'empêchent pas les jets d'ordures et le pillage.

Flore

A ce propos, justement, des ronces. Il y a au moins trois type de végétaux présents chez moi surnommés "ronces" : des rosiers, des aubépines, des mûriers, et... des ronces. Avez vous une allergie aux premiers, présents chez tous les résidents ?
La flore endémique, comme prévu depuis nombre d'années, se développe. J'ai le plaisir de vous annoncer l'apparition de trois ou quatre chênes, d'au moins un nouveau tilleul, et l'inventaire botanique n'est pas terminé.

Les orties, quant à elles, prospèrent, notamment dans les zones riches en azote (potentiellement humain). Accompagnées de plantain, ceci ne pose de problème qu'aux promeneurs ne connaissant pas les vertus de cette dernière plante. Mais c'est une propriété privée, donc il n'y a pas de promeneur. Et puis c'est bon pour faire la soupe.

A ma prochaine visite, je compte bien continuer de débroussailler ce qui doit l'être, et planter les essences suivantes, pour enrichir le biotope et gêner les rongeurs : Angélique, sauge, menthe, laurier. J'aurai bien mis de l'eucalyptus mais ce n'est pas une plante locale. Vous pouvez vérifier : ce sont toutes des répulsifs à murinae. Étant donné l'invasion signalée, je ne peux que conseiller de telles plantations dans tout le hameau, au moins pour protéger les potagers.

Tilleul. Photographie trouvée sur facebook
Un de mes arbres, spécifique, a retenu votre attention : Le tilleul commun plus que centenaire proche
du pignon est de ma maison. Cet arbre a son port "en tour" depuis fort longtemps, feu madame Hurel m'en ayant parlé comme de l'arbre à l'ombre duquel elle se tenait en étant enfant, soit avant la première guerre mondiale. Il est aussi photographié, comme remarquable. Son espérance vie actuelle est d'au moins deux cent ans, sauf accident lié à une taille maladroite (il résiste bien aux tempêtes, puisqu'il est toujours là).
Tilleul et pignon est
J'ai eu l'occasion, lors ma dernière visite, de discuter avec les voisins concernés par cet arbre. En dehors d'un traumatisme psychologique lié aux intempéries des vingt dernières années cet arbre ne pause pas de problème objectif : ses branches les plus proches de ma maison sont à plus d'un mètre (et cela me regarde), son tronc est à plus de cinq mètre de la plus proche clôture, il ne déborde pas ch
ez les voisins. de plus, son port en tour est suffisamment exceptionnel, pour un tilleul, pour que je le fasse classer comme arbre remarquable (donc protégé).
J'ai néanmoins, suite à votre injonction, pris contact avec des élagueurs. Sans prendre en compte une proposition locale qui "pour 500 € en espèces, me nettoie tout le problème". Après conseil pris auprès de professionnels, jeunes et plus expérimentés, il ressort que :
  • Ce n'est absolument pas le bon moment pour tailler cet arbre : il est en pleine fructification, donc sa sève est dans sa ramure, ce serait prendre le risque de le tuer. Or nous parlons de taille, pas d'abattage.
  • Il ne sera pas souhaitable de le rabattre par une taille sévère, étant donné sa structure (hauteur du tronc à peu près égale au tiers de la hauteur de l'arbre).
  • Il est possible de lui faire subir une taille de forme, en conservant son port. Une telle taille, à faire lorsque l'arbre n'est pas en sève et hors période de gel, pourra être envisagée début décembre ou en février prochain.

Les autres arbres anciens sont morts, abîmés de manière irrémédiable par la tempête de 1999 (saule, cerisier, prunier et pommier). Je ne les ai pas remplacé. Je constate d'ailleurs que mes voisins ont fait de même : il n'y a plus chez eux que de la pelouse ou du potager.

Cèdre de l'Atlas
Le cèdre de l'Atlas n'a pas encore retenu votre attention, en effet il n'a qu'une trentaine d'années. Planté à dix mètres de la limite de propriété, il atteint maintenant les quinze mètres de haut mais son port en fuseau semble moins inquiétant. Pour information il devrait se stabiliser vers trente à quarante mètres de haut, en port tabulaire, et vivre un millier d'années. Nous en reparlerons plus tard.
Le catalpa commun aura bientôt atteint sa taille adulte d'une quinzaine de mètres. Il n'a que cinquante ans et grandit très lentement.
Le noyer a moins de trente ans, il évolue à sa vitesse en remplacement du très vieil arbre mort dans les années 1980.
Les autres arbre ne devraient pas poser de problème : thuyas en fin de vie, cognacier, poirier, prunier, cerisier, pommiers, poirier sont des arbres à port modéré et à durée de vie limité.

Faune

Couleuvre coronelle
J'ai le plaisir de vous annoncer qu'au moins une couleuvre coronelle
a établi ses quartiers dans mon jardin. Elle est belle, grande (environ 80 cm) doit donc avoir maintenant une dizaine d'années, semble être une femelle, se nourrie essentiellement de batracien, d'orvets, et de rongeurs au nid. Elle participe donc à l'écologie locale, en éliminant les petits rongeurs, au même titre que le faucon crécerelle du pignon est et que la chouette chevêche (espèce protégée) du pignon ouest de ma maison. Je n'ai pas trouvé trace de fouine ou autre et je le regrette, mais avec le temps je ne désespère pas (il manque un prédateur spécialisé).
Les insectivores, qui permettent notamment à mes voisins de ne point souffrir de trop de moustiques, sont, comme depuis des décennies, les carpes du bassin, les hirondelles de fenêtre de l'atelier, les chauve-souris pipistrelles (espèce protégée) hébergées dans la cave, ainsi que les hérissons de la grange.
Je regrette qu'il n'y ai pas plus de chat, mais ce prédateur généraliste risquerait de modifier l'équilibre actuel. Cela dit le lieu est suffisamment paisible pour que les vieux matous choisissent d'y mourir.
Des abeilles et autres butineurs se sont installés. Comme il n'y a pas de produit toxique pour elles, j'ai bon espoir qu'elles produisent un miel "toutes fleurs" tout à fait intéressant. J’espère pouvoir accueillir bientôt des ruches, qui participeront à la pollinisation des plantes présentes. Accessoirement elles feront fuir les indésirables.
Les chevreuils, lapins, lièvres, grives et faisans ne sont présents dans le potager que durant la période de chasse : je les considère donc comme de simples invités, non des résidents.

Produits phytosanitaires et autres chimiques

Il y a au moins soixante ans que ce terrain n'a pas bénéficié de tels apports de manière volontaire. Il est possible (certain) que des traitements aient été apporté par le vent, en provenance des champs (à l'ouest) ou des voisins (au sud, sud est ou nord). C'est dommage mais n'est point de mon fait ni de ma volonté. Mon indicateur de pollution (ou d'absence de pollution) est la présence de lichens crustacés sur le bord de ma citerne à eaux pluviales : ces organismes extrêmement résistants aux conditions extrêmes sont très sensibles à toute forme de pollution..
Je n'ai jamais utilisé de poison, et regretterai qu'ils soient utilisés, en effet les prédateurs présents, étant au sommet de la chaîne alimentaire, risqueraient fort d'en faire les frais. Le piégeage ou la trappe me semblent préférables.
De ce fait une agriculture bio et respectueuse de l'environnement est possible, de type permaculture.

Évolution

A très court terme (avant 12/2017), le débroussaillage, respectueux de l'écologie du lieu et de mon projet de jardin sauvage, sera terminé; l'élagage ou l’abattage des arbres le nécessitant vraiment sera fait. Deux ou trois ruches devraient être installées.
J'ai bien compris que cette parcelle, inhabitée, peut gêner certains du fait de son inhabitation. Aussi, n'envisageant pas personnellement de m'y installer à demeure, je songe à la prêter d'ici 2018, soit à un collectif d'artistes, soit, selon ce que la communauté soutien, à un hébergement d'urgence de réfugiés. Merci de me tenir au courant de ce que la mairie soutient (pas la peine de faire un recommandé, un e-mail suffit).
A moyen terme, 2020, je souhaite que le lieu reste un biotope le plus sauvage possible, éventuellement exploité en permaculture.
A long terme, après 2022, si un aéroport est installé dans la zone de Chartres, il est évident que l'évolution de la valeur foncière du bien me permettra d'envisager autre chose. Ou pas.

Veuillez recevoir, monsieur le maire, l'assurance de mon plus profond respect.
François Van Zon

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