L'Europe EST une super-puissance !

Poser la question, c'est déjà y répondre ! Je n'ai vu que sur Euronews un décompte des médailles qui totalise toutes les européennes, et la on peut voir en grand : plus de 177 médailles aujourd'hui, loin devant les 67 médailles chinoises (Jean-Claude Mathon l'avait remarqué, Geneviève Tabouis a approfondi le même sujet), et ce même si Europa s'en fiche totalement ! Les athlètes européens s'entraînent déjà dans tous les pays de l'union, pourquoi ne seraient-ils pas derrière une seule bannière ? Ce serait là une belle occasion d'illustrer notre devise, "Unie dans la diversité" !
Bien entendu, la construction de notre super-puissance ne se fait pas facilement, comme pour aucune autre par le passé d'ailleurs. Que le rejet du traité de Lisbonne par un pays provoque une crise, c'est inévitable : ça veut juste dire que ce traité n'est pas bon... comme tant d'autres l'ont dit, et ce n'est pas le premier...
Souvenons-nous de Boileau :
Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.
La construction de l'Europe n'est pas une affaire d'excités, mais de personnes sages, utilisant le temps comme un allié. Il y a tant et tant de non-dits, de contentieux mal réglés, de différences de cultures, de religions, de régime, que si on essaye de bousculer tout le monde, on n'obtient que des blocages. Il faut prendre le temps de se connaître, souvenons nous que la dernière rafale de pays a été particulièrement importante, et que cette intégration prend pratiquement une génération (un peu long pour un Président élu pour 5 ans seulement).
La force de l'Europe, c'est indéniablement que depuis 60 ans, il n'y a plus de guerre entre ses membres. N'oublions pas : avant l'Europe, une guerre par génération. Pour une mère, au début du XX° siècle, il fallait trois fils : un qui meure à la guerre, un qui rentre dans les ordre et un qui a une chance d'exister par lui même. Ce temps est révolu pour les pays de l'Union et c'est la meilleur chose qui soit. Pacifier ce qui fut de tous temps la région la plus belliqueuse du monde, ce n'est pas rien !
Il reste forcément des vieux démons, des différents culturels, politiques, ou religieux. C'est pourquoi il convient de ne pas se presser, de "laisser du temps au temps". Ce qui ne veut pas dire ne rien faire : il convient de dénouer tous ces nœuds affectifs ou irrationnels qui nous divisent au lieu de nous rapprocher.
Actuellement l'Europe semble se diriger vers une Europe des Nations, de type confédérale. On peut aussi, comme certains le souhaitent, viser une Europe Fédérale (pour la différence entre les deux, regardez la confédération helvétique ou la fédération de Russie). Moi, je rêvais d'une confédération de régions, abolissant même les états nationaux : il me semble intuitivement qu'un alsacien est proche d'un allemand de la Forêt Noire, qu'un belge n'est pas loin d'un ch'ti, qu'un basque est un basque. Mais ce ne semble pas d'actualité.
Ne soyons pas trop pressés.
Et il faut voir en grand !
Les frontières de l'Europe sont géo-politiques, et non seulement géographiques. Si on relit le vivre d'Alexandre de Marenche et Christine Ockrent sur le quje, on peut constater que ce qui limite l'Europe, ce sont les montagnes, et non les mers. Don le potentiel Europe, pour moi, inclus la Russie jusqu'au Caucase, ainsi que le Maghreb ! Alors que pour la Turquie, vraiment j'ai un doute...
Maintenant, l'Europe est en construction. Si, pour les habitants des premiers pays bâtisseurs (pacte charbon acier en 1951, traité de Rome en 1958), on peut être légitimement fiers du travail accompli, il est vrai que les derniers membres n'ont pas réellement d'histoire commune, donc de réussites communes, donc de sujets de fierté. Mais, avec le temps, ne doutons pas que ces sujets s'ancrent dans nos cultures.
Que se passera t'il demain ? L'Europe réussira t'elle à se faire, ou est-ce impossible ? A mon avis, à moi et qui n'eangage que moi, c'est possible, non certain : soit, les empires russes, chinois et américains se sont créés avec une base multiculturelle, mais dans chacun de ses cas, il y eu si je ne m'abuse, une volonté forte, voire dictatoriale, de cohésion : le Parti, les WASP n'ont pas vraiment fait de cadeau aux minorités. De plus, maintenant que ces trois empires existent, ils n'ont peut être pas intérêt à ce qu'une quatrième super-puissance s'installe. Donc l'avenir de l'Europe me semble ... imprévisible, mais rien n'est plus difficile à prévoir que l'avenir, surtout quand il n'est pas encore advenu*, n'est-ce pas ?
Certains parlent des pays de "la vieille Europe" (Donald Rumsfeld, début 2003, pour stigmatiser les opposants à la guerre d'Irak, par exemple)... depuis 5 ans, il me semble que les stigmatiseurs (?) ont copieusement montré l'inanité de leur jugement. Je crois quant à moi que la crise énergétique/financière/écologique actuelle est, soit, dangereuse, et aussi une formidable opportunité : il y a a toujours au moins deux façons de sortir d'une crise, voir la chance () qu'elle apporte, ou tomber dans le danger () supposé, Nos Amis Chinois** ne s'y trompent pas dans leur idéogramme () qui associe les deux notions. Donc revenons au sujet : je crois que l'Europe peut être à la fois le Musée des horreurs ET le laboratoire d'innovations de la planète. Visitez donc la Cité des sciences et de l'industrie pour vous convaincre du second point !


Sans conclusion pour le moment, je laisse de coté les quatre dernier points à aborder sur le sujet
  • L’Europe vue d’ailleurs.
  • Pour une plus grande attractivité de l’espace européen.
  • L’Europe face à la concurrence économique et technologique des pays émergents.
  • L’Europe conquérante existe-t-elle ?
et vous donne rendez-vous le 27 août à l'X pour découvrir ce que mesdames et messieurs
  • Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative
  • Henryka Bochniarz, présidente Polish Confederation of private Employers Lewiatan
  • Jérôme Clément, président d'Arte
  • Philippe Herzog, président de Confrontations Europe
  • Tsutomu Higuchi, directeur général Jetro Paris, Organisation japonaise du commerce extérieur
  • Pierre Moscovici, membre de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale
  • Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen
  • John Vassallo, président de l'AmCham EU

Animateur : Anita Hausser, journaliste

auront à dire sur le sujet !

Remerciements spéciaux à "Voir-en-grand" qui m'a fourni sur son site la trame de ce billet dans le programme détaillé des conférences.

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* A l'aide ! je ne sais plus de qui c'est !!!
** Nos Amis Chinois : j'adore ce jeu de mots de Kouchner, totalement intraduisible... en chinois !

2 commentaires:

Ben a dit…

L'Europe aurait bien besoin d'autant d'hommes politiques convaincus que d'athlètes : 25 par pays!

Car au final, ce qui compte, c'est la volonté politique. L'électorat populaire n'est pas contre un projet européen ambitieux, pour peu qu'il soit proche de ses attentes.
Ce qu'il y a de rassurant, c'est qu'un projet confédéral a souvent été, dans l'histoire, un prélude à des projets fédéraux. Comme quoi, tout est rattrapable.

Tâchons donc de défendre l'idée de l'émergence de cette hyper-puissance. Car je suis de ceux qui pensent que sans elle, le continent est condamné à voir disparaître son modèle de société et de démocratie, phagocyté par le modèle américain... ou un autre, encore plus inquiétant. Qui sait? ...

Merci encore pour cet article,

Ben
Blogueur et étudiant Isérois
Fédéraliste européen

Eric Blot a dit…

Et si le problème de vitesse était totu un simplement un problème de communication ?

Les peuples européens ne se parlent pas, il n'ont pas de langue commune, les incompréhensions sont courantes.

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