Loi sur l'immigration en débat au Sénat

Aîe aïe aïe, durant les votes au Sénat hier soir, on a un beau respect de l'appartenance aux groupes politiques. Les scrutins d'hier donnent assez systématiquement ça :

Nombre de votants 327
Nombre de suffrages exprimés 325
Majorité absolue des suffrages exprimés 163
Pour l'adoption 125
Contre 200

Le rejet éventuel de l'amendement Mariani sera voté cet après midi après 15h...

Amendement Mariani introduisant la filiation ADN : ça continue !

Ci dessous, pour info, un copier-coller de la discussion en commission des lois au Sénat (source Sénat):
Article 5 bis (nouveau) (art. L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; art. L. 226-28 du code pénal) Recours au test ADN pour prouver une filiation en cas de carence de l'état civil dans le cadre de la procédure de regroupement familial
Lors de la réunion de commission mercredi 26 septembre 2007, M. François-Noël Buffet, rapporteur, a rappelé les circonstances dans lesquelles l'Assemblée nationale, à l'initiative du rapporteur de sa commission des lois, avait inséré un article 5 bis autorisant un demandeur de visa de long séjour pour raisons familiales à prouver au moyen d'un test ADN sa filiation avec un de ses parents lorsque ce demandeur est ressortissant d'un pays dans lequel l'état civil présente des carences.
Il a indiqué que plusieurs sous-amendements déposés par le gouvernement avaient sensiblement modifié le dispositif initial33(*) en précisant que :
- seul le demandeur pouvait avoir l'initiative du recours au test ADN ;
- le dispositif était mis en place à titre expérimental sous le contrôle d'une commission d'évaluation ;
- l'Etat prenait les frais des tests à sa charge en cas de délivrance du visa ;
- le recours à ces tests ne serait possible que pour le demandeur ressortissant d'un pays dans lequel l'état civil présente des carences et figurant sur une liste arrêtée par décret en Conseil d'Etat.
Il a ensuite annoncé qu'il proposerait à la commission deux amendements tendant à renforcer encore l'encadrement du dispositif, le premier prévoyant l'avis préalable du Comité consultatif national d'éthique sur le décret d'application et le second réduisant la durée de l'expérimentation à deux ans à compter de la publication dudit décret.
M. Michel Dreyfus-Schmidt a vivement regretté que le rapporteur ne présente pas un amendement de suppression pure et simple de l'article 5 bis.
M. Pierre Fauchon a déclaré qu'il avait été surpris et choqué par les dispositions introduites à l'Assemblée nationale. Il a indiqué que sa réaction était guidée avant tout par le bon sens plutôt que par des considérations sur le caractère sacré ou non de l'ADN.
Il a tout d'abord rappelé que le regroupement familial n'avait concerné en 2006 que 8.607 mineurs ce qui représentait moins de 10 % de l'immigration dite familiale et à peine 5% des flux d'entrée annuels de migrants.
Il a ensuite alerté la commission à propos des drames familiaux que le recours à des tests ADN ne manquerait pas de créer lorsqu'un demandeur de bonne foi découvrirait ne pas être le père biologique de son enfant. Il a rappelé que notre droit respectait la présomption de filiation afin précisément de préserver la paix des familles.
Mettant en balance, d'une part, l'intérêt assez dérisoire de ces tests au regard des flux concernés et, d'autre part, l'atteinte mortelle qui serait portée à des familles, il a jugé que le bon sens plaidait incontestablement en faveur de l'abandon d'une disposition inutile.
Approuvant les propos de M. Pierre Fauchon, M. Hugues Portelli a indiqué que le cas du Royaume-Uni cité par le ministre lors de son audition par la commission était l'exemple à suivre. Il a expliqué que ce pays avait conclu avec les Etats posant des difficultés en matière d'état civil des accords bilatéraux respectueux de leur souveraineté, évitant ainsi de leur imposer unilatéralement le recours à des tests ADN parfois méconnus ou interdits par leur législation.
Concernant l'amendement proposé par votre rapporteur et prévoyant l'avis du Comité consultatif national d'éthique sur le décret d'application, il a estimé que le Comité aurait du être saisi avant que le législateur ne se prononce.
Mme Catherine Troendle a indiqué que les exemples étrangers qui avaient pu être cités à l'appui de l'amendement de l'Assemblée nationale devaient être examinés avec précaution, les conditions du recours au test ADN y étant diverses. Citant le cas de l'Allemagne, elle a précisé que les tests ADN étaient pratiqués exclusivement sur une base volontaire.
M. Jean-Jacques Hyest, président, a indiqué que dans le projet de loi tel que sous-amendé par le gouvernement c'était au demandeur de solliciter une identification par les empreintes génétiques.
M. Robert Badinter a soulevé plusieurs difficultés constitutionnelles importantes.
En premier lieu, il a remarqué que ce dispositif aboutissait à une situation paradoxale dans laquelle un étranger aurait en définitive le droit d'établir ou de prouver sa filiation par des moyens dont ne disposent pas les citoyens français.
En second lieu, il a estimé que le critère retenu de la carence de l'état civil ferait varier l'application de la loi dans le temps et dans l'espace en fonction d'un état de fait sur lequel notre pays n'a aucune prise, posant ainsi un problème d'égalité devant la loi.
En dernier lieu, citant le professeur Axel Kahn, il a déclaré que ce dispositif créait une inégalité de fait honteuse entre ceux qui pourront avancer, voire payer les frais des tests et les autres.
M. Philippe Arnaud a jugé ce texte dangereux et a réclamé la suppression pure et simple du présent article. Il a déclaré que le volontariat affiché par le projet de loi était un leurre et qu'en pratique les consulats dans ces pays demanderaient quasi-systématiquement un test ADN.
En outre, il s'est indigné contre la discrimination entre les enfants biologiques et les enfants adoptés que créerait ce dispositif. Il a expliqué que dans les Etats dépourvus d'état civil, les enfants adoptés ou recueillis seraient dans l'incapacité de faire valoir leur filiation.
Mme Michèle André a souligné l'image déplorable de la France que ce débat sur les tests ADN renvoyait dans les pays francophones.
La commission a ensuite examiné les deux amendements présentés par votre rapporteur. M. Bernard Frimat a déclaré qu'en dépit des efforts d'encadrement proposés, la suppression de l'ensemble du dispositif était la seule solution acceptable.
Après une suspension, la commission a rejeté ces deux amendements. Elle s'est alors prononcée en faveur de la suppression de l'article 5 bis.
Votre commission vous propose de supprimer l'article 5 bis.
Et, pour faire bonne mesure, les amendements proposés concernant cet article :

Amendement présenté par M. BUFFET au nom de la Commission des Lois
ARTICLE 5 BIS
Supprimer cet article.
Projet de loi Immigration, intégration et asile (1ère lecture) (URGENCE) (n° 461 , 470 )
N° 99 1 octobre 2007
Amendement présenté par Mme ASSASSI, BORVO COHEN-SEAT, MATHON-POINAT
et les membres du Groupe Communiste Républicain et Citoyen
ARTICLE 5 BIS
Supprimer cet article.
Objet
Les sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen sont radicalement opposés à la philosophie de ce projet de loi relatif à la « maîtrise de l'immigration, intégration, asile », qui se situe dans la continuité de la politique menée depuis 2003 en faveur d'une immigration dite « choisie ».
Ils ne peuvent tolérer que des procédures déshumanisées, ou encore humiliantes pour les étrangers, soient mises en œuvre pour limiter leur droit fondamental de vivre en famille.
L'article 5 bis, en « proposant » à l'étranger de prouver sa filiation par un test ADN afin de, soit disant, faciliter la procédure de regroupement familial, est un parfait exemple de procédure déshumanisée et humiliante. L'étranger ne peut être parent que si un lien biologique existe entre lui et son enfant. Un tel raisonnement, extrêmement réducteur, n'est pas tolérable pour les auteurs de cet amendement, qui demandent par conséquent la suppression de l'article 5 bis.
Projet de loi Immigration, intégration et asile (1ère lecture) (URGENCE) (n° 461 , 470 )
N° 140 1 octobre 2007
Amendement présenté par Mme M. ANDRÉ, MM. MERMAZ, COLLOMBAT, BADINTER, DREYFUS-SCHMIDT, FRIMAT, PEYRONNET, SUEUR et YUNG, Mme BOUMEDIENE-THIERY, M. ASSOULINE, Mme CERISIER-ben GUIGA et KHIARI, M. S. LARCHER, Mme PRINTZ, TASCA et les membres du Groupe Socialiste, apparentés et rattachés
ARTICLE 5 BIS
Supprimer cet article.
Objet
Le test génétique représente une intrusion disproportionnée dans la vie privée et l'intimité des individus et des familles.
Le lien de filiation ne se limite pas au lien biologique : d'une part il n'est pas interdit de reconnaître un enfant qui n'est pas le sien (a fortiori lorsque l'on est marié avec la mère de l'enfant), d'autre part il arrive qu'un père croit en toute honnêteté être le parent biologique et que cela s'avère faux. Les cas d'enfants illégitimes ou légitimés vont provoquer des situations humainement dramatiques.
L'administration n'oblige pas le demandeur à passer le test mais, dans les faits, cela reviendra au même: la personne qui ne s'y sera pas soumise sera automatiquement suspectée de fraude à l'état-civil et sa demande de visa sera soit rejetée soit traitée après toutes les autres. Cette « proposition » qui sera faite aux étrangers sera, dans les faits, une pression.
Projet de loi Immigration, intégration et asile (1ère lecture) (URGENCE) (n° 461 , 470 )
N° 179 1 octobre 2007
Amendement présenté par MM. FAUCHON, MERCIER et ZOCCHETTO, Mme GOURAULT, MM. ARNAUD, DÉTRAIGNE et les membres du Groupe Union centriste - UDF
ARTICLE 5 BIS
Supprimer cet article.
Objet
L'article 5 bis du projet de loi introduit par l'Assemblée nationale permet au demandeur d'un visa de long séjour pour raison familiale de solliciter la comparaison de ses empreintes génétiques ou de celles de son conjoint avec celles des enfants mineurs visés par la demande de regroupement familial. Selon l'auteur de cet amendement cette procédure permettrait de s'assurer de la bonne foi des demandeurs du bénéfice du regroupement familial lorsqu'il y a un doute sur l'authenticité de l'acte d'état civil. Il s'appuie sur un récent rapport de notre collègue Adrien Gouteyron qui indiquait que la fraude documentaire était devenue un phénomène endémique dans certaines régions du monde.
Or, il semble que le recours au test ADN pour justifier sa filiation est contraire à nos fondements juridiques de la famille. En effet, le droit de la famille repose sur la règle selon laquelle pater is est c'est-à-dire que la filiation ne repose pas sur un lien biologique mais sur la présomption de paternité.
Par ailleurs, ce dispositif risque de compromettre l'équilibre des couples. Parmi les 90.000 personnes qui sont concernées par un regroupement familial, on compterait seulement 6000 à 7000 enfants mineurs.
C'est pour ces raisons que cet amendement propose de supprimer cet article.
Projet de loi Immigration, intégration et asile (1ère lecture) (URGENCE) (n° 461 , 470 )
N° 203 1 octobre 2007
Amendement présenté par M. HYEST
ARTICLE 5 BIS
Rédiger comme suit cet article :
I. - L'article L. 111‑6 du même code est complété par neuf alinéas ainsi rédigés :
« Toutefois, par dérogation à l'article 16‑11 du même code, le demandeur d'un visa pour un séjour de longue durée supérieure à trois mois, ou son représentant légal, ressortissant d'un pays dans lequel l'état civil présente des carences peut, en cas d'inexistence de l'acte d'état civil , ou lorsqu'il a été informé par les agents diplomatiques ou consulaires de l'existence d'un doute sérieux sur l'authenticité de celui‑ci, solliciter son identification par ses empreintes génétiques afin d'apporter un élément de preuve d'une filiation déclarée avec la mère du demandeur de visa. Le consentement des personnes dont l'identification est ainsi recherchée doit être préalablement et expressément recueilli.
« Les agents diplomatiques ou consulaires saisissent sans délai le Président du Tribunal de Grande Instance de Nantes, pour qu'il statue, après toutes investigations utiles, sur la nécessité de faire procéder à une telle identification.
« Si le Président estime la mesure d'identification nécessaire, il désigne une personne chargée de la mettre en œuvre parmi les personnes habilitées dans les conditions prévues au dixième alinéa.
« La décision du Président et, le cas échéant, les conclusions des analyses d'identification autorisées par celui‑ci, sont communiquées aux agents diplomatiques ou consulaires.
« Un décret en Conseil d'Etat, pris après avis du Comité consultatif national d'éthique, définit :
« 1° les conditions de mise en œuvre des mesures d'identification des personnes par leurs empreintes génétiques préalablement à une demande de visa ;
« 2° la liste des pays dans lesquels ces mesures sont mises en œuvre, à titre expérimental ;
« 3° la durée de cette expérimentation, qui ne peut excéder dix‑huit mois à compter de la publication de ce décret ;
« 4° les modalités d'habilitation des personnes autorisées à procéder à ces mesures. »
II. - Dans le premier alinéa de l'article 226‑28 du code pénal, après les mots : « procédure judiciaire », sont insérés les mots : « , ou de vérification d'un acte d'état civil entreprise par les autorités diplomatiques ou consulaires dans le cadre des dispositions de l'article L. 111‑6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ».
III. - Une commission évalue annuellement les conditions de mise en œuvre du présent article. Son rapport est remis au Premier Ministre. Il est rendu public. La commission comprend :
1° deux députés ;
2° deux sénateurs ;
3° le Vice‑Président du Conseil d'Etat ;
4° le Premier Président de la Cour de Cassation ;
5° le Président du Comité consultatif national d'éthique ;
6° deux personnalités qualifiées, désignées par le Premier Ministre ;
Son président est désigné, parmi ses membres par le Premier Ministre.
Objet
Le recours aux « tests ADN » doit être entouré de garanties qu'il convient d'apporter en modifiant substantiellement le dispositif adopté par l'Assemblée nationale.
Projet de loi Immigration, intégration et asile (1ère lecture) (URGENCE) (n° 461 , 470 )
N° 204
2 octobre 2007
SOUS-AMENDEMENT à l'amendement n°203 de M. HYEST présenté par LE GOUVERNEMENT
ARTICLE 5 BIS
Compléter le sixième alinéa de l'amendement n° 203 par une phrase ainsi rédigée :
Ces analyses sont réalisées aux frais de l'État.
Objet
Afin de ne pas pénaliser les demandeurs de visa sollicitant un « test ADN » mais n'ayant pas les moyens de le financer, il est nécessaire de prévoir que les analyses d'identification, autorisées par l'autorité judiciaire, seront réalisées aux frais de l'Etat (et non pas seulement lorsque le visa est accordé).
Projet de loi Immigration, intégration et asile (1ère lecture) (URGENCE) (n° 461 , 470 )
N° 29 26 septembre 2007
Amendement présenté par M. DEMUYNCK
ARTICLE 5 BIS
Après le mot :
code,
rédiger comme suit la fin du deuxième alinéa du I de cet article :
les agents consulaires ou diplomatiques peuvent, en cas de doute sérieux sur l'authenticité ou d'inexistence de l'acte d'état civil, proposer au demandeur d'un visa pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois d'exercer, à ses frais, la faculté de solliciter la comparaison de ses empreintes génétiques aux fins de vérification d'une filiation biologique déclarée avec au moins l'un des deux parents.
Objet
L'amendement n° 36 du rapporteur du projet à l'Assemblée nationale, M. Mariani, répond plus directement aux impératifs de lutte contre les fraudes en confiant directement aux agents consulaires et diplomatiques la faculté de proposer au demandeur une comparaison des empreintes génétiques en tenant compte des circonstances particulières à chaque Etat de départ.
Cet amendement clarifie le rôle des autorités diplomatiques et consulaires.
Projet de loi Immigration, intégration et asile (1ère lecture) (URGENCE) (n° 461 , 470 )
N° 185 rect. 2 octobre 2007
Amendement présenté par MM. FAUCHON et MERCIER
ARTICLE 5 BIS
Rédiger ainsi cet article :
L'article L. 111-6 du même code est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Toutefois, le demandeur d'un visa pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois, ou son représentant légal, ressortissant d'un pays dans lequel l'état civil présente des carences peut, en cas d'inexistence de l'acte d'état civil, ou lorsqu'il a été informé par les agents diplomatiques ou consulaires de l'existence d'un doute sérieux sur l'authenticité de celui-ci, solliciter son identification en invoquant sa possession d'état telle que définie par l'article 311-1 du code civil. »
Objet
En l'absence de preuve par l'état civil, il convient de faire application des règles de l'article 311-1 du code civil qui prévoit que la filiation peut s'établir par la possession d'état ce qui permet une vérification approfondie et concrète des situations concernées.
Projet de loi Immigration, intégration et asile (1ère lecture) (URGENCE) (n° 461 , 470 )
N° 184 1 octobre 2007
Amendement présenté par MM. FAUCHON et MERCIER
ARTICLE 5 BIS
Dans la première phrase du deuxième alinéa de cet article, remplacer les mots :
au moins l'un des deux parents
par les mots :
la mère du demandeur de visa
Objet
Il est primordial d'éviter que les tests ADN ne révèlent l'absence du lien biologique et compromettent une situation familiale stable.
Projet de loi Immigration, intégration et asile (1ère lecture) (URGENCE) (n° 461 , 470 )
N° 181 1 octobre 2007
Amendement présenté par M. DÉTRAIGNE et les membres du Groupe Union centriste - UDF
ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 5 BIS
Après l'article 5 bis, insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans le cadre de sa politique de codéveloppement, l'Etat encourage par voie de convention de partenariat la mise en place et le développement de services d'état civil dans les pays dans lesquels ces services sont inexistants ou font défaut.
Objet
A l'Assemblée nationale, le rapporteur, Thierry Mariani a fait adopter un article prévoyant que l'étranger qui demande le bénéfice du regroupement familial peut prouver sa filiation par des tests ADN s'il y a des doutes sérieux sur l'authenticité de l'acte d'état civil censé prouvé la filiation.
Si le recours aux tests par empreintes génétiques était justifié par Monsieur Mariani par le fait que la fraude documentaire était devenue un phénomène endémique dans certaines régions du monde , la réponse apportée n'est ni appropriée ni souhaitable. C'est pourquoi, cet amendement vous propose une alternative à savoir encourager la coopération avec les pays tiers pour améliorer leur services d'état civil. Cet amendement correspond à la volonté du Gouvernement de renforcer le co-développement.
La discussion est en cours (à 18h), elle devrait se prolonger au moins jusqu'à 19h, sauf incident, d'après l'orde du jour de la séance. Mes commentaires en ... commentaire.

Non à l'amendement Mariani !

C'est pas fini ! Ces jours-ci, l'amendement Mariani reconnaissant l'ADN comme preuve de filiation doit encore passer au Sénat, puis en commission mixte paritaire (CMP) avent de revenir à l'assemblée... Même si les points de vus sont partagés, il risque encore de passer.

Pour en savoir plus :
- Le Manifeste pour le secret de l'ADN, qui sera remis demain 2/10 aux sénateurs, et qui est disponible sur le site du Collectif Sigismond
- La pétition via internet de "Sauvons la recherche" (plus de 27000 signatures entre le 17 et le 30/9)
- Un argumentaire familliale : Pourquoi il faut revenir sur l'amendement Mariani
- Le fameux article 111-6 paragraphe 5 bis en cause
- les discussions au sénat le 2/10
etc.

Adieu, monsieur Demaison

Monsieur René Demaison nous a quitté ce vendredi.
060813_12_800

Manifeste pour le secret de l'ADN

A.D.N. et regroupement familial : Le Sénat ne doit pas voter cet amendement !


Dans "La vie est un songe" de Calderón, Sigismond établit « (qu’)une scélérate loi n’est pas
l’alibi du crime : la révolte est légitime, c’est la morale et le droit ».

L’amendement Mariani au projet de loi relatif à la maîtrise de l’immigration, de l’intégration et de l’asile, rendant possible la pratique de tests ADN dans le traitement de dossiers de regroupement familial, tendrait à rendre ladite loi «scélérate». Aussi, maintenant qu’elle a été adoptée dans la nuit du 19 au 20 septembre par une poignée de députés, nous, citoyens réunis en le Collectif Sigismond, voulons appeler nos sénateurs sinon à la morale, au moins à la sagesse.

La sagesse, ce serait d’aller contre le vote de l’Assemblée Nationale et donc de confirmer les volontés de la Commission des Lois du Sénat.

Considérant que cet amendement contredit la loi de bioéthique du 6 août 2004 qui précise que l’examen des caractéristiques génétiques d’une personne ne peut être entrepris qu’à des fins médicales, de recherche scientifique, ou être mené dans le cadre de procédures judiciaires, rendant ainsi banal pour les étrangers ce qui avait été voulu comme exceptionnel par la loi bioéthique,

Considérant qu’au nom de la lutte contre la fraude à l’immigration, on balaye des considérations éthiques, ouvrant ainsi la porte à d’autres éventuelles dérives, à commencer par celle du fichage génétique des individus,

Considérant que cet amendement génèrerait un système à deux vitesses dans le traitement des dossiers de regroupement familial : d’un côté ceux incluant un test ADN, traités en priorité, de l’autre ceux dépourvus d’un test ADN, traités comme des dossiers de seconde classe,

Considérant que cet amendement donne de la famille une définition purement biologique, ce qui stigmatiserait les situations d’enfants adoptés, les familles recomposées et risquerait de mettre en péril des familles si des cas d’adultère étaient révélés,

Nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, de voter contre ce texte en séance plénière et, par conséquent, susciter la convocation d’une Commission Mixte Paritaire, puisque Monsieur le Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Co-Développement a enclenché la procédure législative d’urgence.

Nous proposons, à l’inverse, que nos parlementaires légifèrent en faveur du Co-Développement, seul moyen véritable de maîtriser l’immigration en France.

Nous proposons que nos parlementaires adoptent une résolution incitant à lancer une politique européenne de l’immigration.

Nous invitons, enfin, au cas où l’éventuelle Commission Mixte Paritaire ne parviendrait pas à trouver un accord, les députés de l’Assemblée Nationale, nos représentants directs à qui la Constitution donne le dernier mot, à rejeter le texte et à en soumettre un nouveau au débat, incluant l’impératif de co-développement (notamment pour aider, le cas échéant, les pays concernés à renforcer leur état civil pour le rendre plus sûr et performant) et la nécessité d’agir de concert avec nos partenaires européens qui connaissent les mêmes soucis que nous en matière de régulation des flux migratoires.

Le Collectif Sigismond

Sigismond s’est posé la question de savoir si ce qu’il vivait était réel et concevable. Le Collectif Sigismond s’est posé la même question lorsque l’amendement ADN a été adopté. Il réunit des citoyens issus des principales familles politiques, syndicales ou associatives, ou de la société civile. Il est trans-partisan et trans-courant.

Ses membres sont :
Farid Ben Malek, Parti socialiste
Aurélie Bouquet, Parti socialiste
Jean-Marc Brulé, Conseiller régional Vert
Matthieu Canciani, Avocat
Pierre Catalan, étudiant
Sébastien Colombel, Nouveau Centre
Quitterie Delmas, UDF-Mouvement démocrate
Guillaume Desrosiers, Mouvement démocrate
Grégory Giavarina, CAP 21-Mouvement démocrate
Cyril de Guardia, Confédération étudiante
Luc Mandret, Mouvement démocrate
Rodolphe Marcotte, Directeur de création
Patrice Orenes-Lerma, Parti Socialiste
Marie-isabelle Pichon, UDF-Mouvement démocrate
Maxime Pisano, Mouvement des Jeunes Socialistes
Benjamin Sauzay, Mouvement démocrate
Jean-Baptiste Soufron, Avocat, chroniqueur sur France culture
Pierre Vallet, Nouveau Centre
François Van Zon, Gérant de SARL
Nicolas Vinci, UDF-Mouvement démocrate
Virginie Votier, UDF-Mouvement démocrate

Contact : collectifsigismond@gmail.com
Blog : http://collectifsigismond.hautetfort.com/

Autres relais : Sebastien Pereira, Jonathan Denis, Thomas Deslypper, Héloïm Sinclair, Marc Vasseur, ... vous peut être ?

Famille : Pourquoi il faut revenir sur l'amendement Mariani

Alors que l'amendement Mariani a été voté à 4h du matin par une poignée de députés, quelques questions restent en suspens... Et ma conclusion personnelle est que ce texte ne devrait pas exister, ce pour plusieurs raisons dont certaines développées ci-dessous (mis en cause de la famille, discrimination basée sur des critères génétiques, non respect de la Constitution).

Pour l'Insee, une famille est la partie d'un ménage comprenant au moins deux personnes et constituée, soit d'un couple marié ou non, avec ou sans enfants, soit d'un adulte avec un ou plusieurs enfants. Dans une famille, l'enfant doit être célibataire (lui-même sans enfant).
Pour le code civil, la famille n'est pas définie explicitement, mais on y fait référence comme à une notion commune. Pour Wikipedia, une famille est un groupe parent(s)-enfant(s), unis par des liens multiples pour se soutenir moralement, matériellement et réciproquement au cours d'une vie à travers les générations, favorisant ainsi leur développement social, physique et affectif.
Nul part il n'est fait mention de relation génétique, et c'est bien ainsi.

En fouillant dans le code civil, en plus des raisons invoquées par MIP sur son blog, j'ai trouvé quelque chose d'intéressant :

Article 16-13

(Loi nº 2002-303 du 4 mars 2002 art. 4 I Journal Officiel du 5 mars 2002)

(Loi nº 2004-800 du 6 août 2004 art. 4 I Journal Officiel du 7 août 2004)

Nul ne peut faire l'objet de discriminations en raison de ses caractéristiques génétiques.

Or, refuser un regroupement familiale pour cause de non conformité ADN entre un enfant et un de ses parents serait, je n'en doute pas, une discrimination en raison des caractéristiques génétiques des parents et de l'enfant. Les avocats vont avoir du travail !

Donc, un parent qui veut faire bénéficier un de ses enfants du regroupement familiale doit déclarer le nom de cet enfant. Et prouver que son enfant fait partie de sa famille, la notion de famille étant essentiellement culturelle, comme on l'a vu plus haut. Dans le cas où l'état-civil de pays d'origine présente des carences, il peut demander un test ADN payant. Dans le cas où le test est positif (filiation biologique reconnu par l'état français), ce dernier lui est remboursé mais n'aura en fait servi à rien puisque la déclaration préliminaire suffisait. Dans le cas où le test ADN n'est pas positif, le parent peut donc demander l'application de l'article 16-13 du code civil pour annuler le résultat du test, qui du coup n'aura servi à rien non plus (sauf à faire bosser un labo).
français présente de grave En dehors du fait qu'établir une liste de pays où l'état-civil présente des déficiences risque d'apparaître comme diplomatiquement incorrect (M. Sarkozy risque d'avoir quelques soucis à la tribune des Nations Unies), regardons ce qui se passe en France, entre français : un certain nombre de mairies ont brulé pendant les guerres qui ont touché le territoire national, les registres d'état-civil ont donc disparu. A Mayotte, on ne connait pas le nombre réel d'habitants, tous de nationalité française. De même en Nouvelle-Calédonie. Donc certains français-nés-français-de-parents-français-sur le territoire français (droit du sol ET droit du sang) sont dans le même cas que les personnes visées par l'amendement Mariani. Devra t'on leur faire passer un test ADN ? A mon avis ce serait plus que délicat... voir non constitutionnel.

A propos, que peut t'on tirer de la Constitution ?

Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que leurs actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l'Assemblée Nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Etre suprême, les droits suivants de l'Homme et du Citoyen.

Art. 1er.

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.


Whaouh ! On devrait toujours relire la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen !!! Nul doute que si, pas malheur, par hasard ou à cause de l'heure tardive des délibérations, le Sénat laisse passer le fameux article 5bis, le Conseil Constitutionnel, lui ne le laissera pas passer en vertu de l'article premier de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen !
Enfin j'éspère.
Comme il vaut mieux être certain que nos représentants nous représentent vraiment, je vous propose donc, comme d'autres, de vous assurer auprès de vos élus, par courrier, mél, téléphone, fax, visite à leur permanence, visite à leur bureau, visite à l'Assemblée, visite au Sénat, etc. qu'ils sont bien informés des dérives voir dangers qu'apporte cet amendement... Bon courage !

A propos de l'amendement Mariani (article 111-6)

On parle on parle on veut manifester, faire des pétitions, ok, soit. Au fait, on parle de quoi ?

Article 5 bis (nouveau)
I. – L’article L. 111-6 du même code est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

« Toutefois, par dérogation à l’article 16-11 du même code, le demandeur d’un visa pour un séjour d’une durée supérieure à trois mois, ou son représentant légal, ressortissant d’un pays dans lequel l’état civil présente des carences peut, en cas d’inexistence de l’acte d’état civil, ou lorsqu’il a été informé par les agents diplomatiques ou consulaires de l’existence d’un doute sérieux sur l’authenticité de celui-ci, solliciter son identification par ses empreintes génétiques afin d’apporter un élément de preuve d’une filiation déclarée avec au moins l’un des deux parents. Le consentement des personnes dont l’identification est ainsi recherchée doit être préalablement et expressément recueilli.
« L’examen des empreintes génétiques prévu à l’alinéa précédent est réalisé aux frais du demandeur. Si le visa est accordé, les frais exposés pour cet examen lui sont remboursés par l’État.
« Un décret en Conseil d’État définit les conditions d’application des examens d’empreintes génétiques et notamment la liste des pays concernés et les conditions dans lesquelles sont habilitées les personnes autorisées à procéder à ces examens. »

II. – Dans le premier alinéa de l’article 226-28 du code pénal, après les mots : « procédure judiciaire », sont insérés les mots : « , ou de vérification d’un acte d’état civil entreprise par les autorités diplomatiques ou consulaires dans le cadre des dispositions de l’article L. 111-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ».

III. – Le présent article s’applique jusqu’au 31 décembre 2010.
Une commission en évalue annuellement les conditions de mise en œuvre. Son rapport est remis au Premier ministre. Il est rendu public. La commission comprend :
1° Deux députés ;
2° Deux sénateurs ;
3° Le vice-président du Conseil d’État ;
4° Le premier président de la Cour de cassation ;
5° Le président du Comité consultatif national d’éthique ;
6° Deux personnalités qualifiées, désignées par le Premier ministre.
Son président est désigné, parmi ses membres, par le Premier ministre.

D'autre part, le premier alinea de l'article 226-28 du code pénal sus-mentionné prévoyait que

CHAPITRE VI - Des atteintes à la personnalité

[...]Section 6 : Des atteintes à la personne résultant de l'examen de ses caractéristiques génétiques ou de l'identification par ses empreintes génétiques

[...]Article 226-28

(Loi nº 94-653 du 29 juillet 1994 art. 8 Journal Officiel du 30 juillet 1994)
(Ordonnance nº 2000-916 du 19 septembre 2000 art. 3 Journal Officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002)
(Loi nº 2004-800 du 6 août 2004 art. 4 III Journal Officiel du 7 août 2004)
(Loi nº 2005-270 du 24 mars 2005 art. 93 II Journal Officiel du 26 mars 2005 en vigueur au 1er juillet 2005)

Le fait de rechercher l'identification par ses empreintes génétiques d'une personne, lorsqu'il ne s'agit pas d'un militaire décédé à l'occasion d'une opération conduite par les forces armées ou les formations rattachées, à des fins qui ne seraient ni médicales ni scientifiques ou en dehors d'une mesure d'enquête ou d'instruction diligentée lors d'une procédure judiciaire est puni d'un an d'emprisonnement ou de 1 500 Euros d'amende.
Est puni des mêmes peines le fait de divulguer des informations relatives à l'identification d'une personne par ses empreintes génétiques ou de procéder à l'identification d'une personne par ses empreintes génétiques sans être titulaire de l'agrément prévu à l'article L. 1131-3 du code de la santé publique.
NOTA: Loi nº 2005-270 du 24 mars 2005 art. 106 : les dispositions de l'article 93 sont applicables en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Wallis-et-Futuna et à Mayotte.

Bon maintenant qu'on sait de quoi on parle, on peut peut être effectivement s'interroger "en conscience"



Sources : Assemblée Nationale, Code Pénal

Impressions de Seignosse - Forum des Démocrates

070915_003_900Tout le monde donne ses impressions, même ceux qui n'y étaient pas, alors je vais vous raconter ce qu'il m'en reste, trois jours après... Tout d'abord j'ai été extraordinairement frappé par le nombre des participants. 2500 a t'on dit, mais vu le niveau d'organisation et l'absence de tout contrôle (ce qui était somme toute assez agréable) on ne peut se fier qu'au remplissage de la grande salle pendant les grand'messes : presque pleine, et la mairie de Seignosse la loue pour 3000 places.
Seconde impression, je m'en suis déjà ouvert, le - tout relatif - amateurisme des organisateurs : Il y avait bien des ordinateurs et de charmants jeunes gens derrière à taper des noms et des adresses, mais faire passer plusieurs centaines de séminaristes devant seulement quatre machines, et les faire avancer sur une seule file, c'est ... délicat (comptez cent à deux cent personnes à l'heure). Mais surtout, ce qui me reste comme souvenir, c'est... le trop grand décalage entre la réalité et le discours. On a entendu le "marchand de rêves". Ce n'est peut être pas une mauvaise chose en soit, mais dire au début du discours que les investitures pour les municipales auront lieu en décembre / janvier d'une part et d'autre part saluer madame de Sarnez comme "celle qui va conduire la bataille des municipales à Paris" est pour le moins ambiguë.
Un regret : contrairement au Medef, ou à l'UMP, pas de place pour les blogueurs non inféodés. C'était dommage. Le Wifi du VVF fonctionne bien mais il est payant et sa zone de réception est petite. Du coup j'ai fait surtout des photos, peu de texte, et je viens seulement de tout mettre en ligne une fois de retour.
Un grand plaisir : les personnes rencontrées ! Les cafés-politiques improvisés (mesdames, quel talent !), les copains, les blogueurs, les forumeurs, les jeunes, les jeunes-de-Quitterie, les moins jeunes, les Cap21, les 64, les VO, certains journalistes, les barmen, Corinne Lepage, Quitterie Delmas, Jean-Marie Cavada, Bertrand Rio, les surfers, les groupies, les réunionnais du resto sur la plage, etc. (petite pensée émue pour Laure et Marie-Laure qui n'ont pu se joindre au Forum), tous les buveurs de champagne Martin ou de bière (je ne donnerai pas les noms !).
Et maintenant ? Je pense qu'il faut se mettre au boulot. Les politiques-de-profession se sont déjà remis à faire ce qu'ils savent faire, de la politique. Un peu à l'ancienne, n'oublions pas que certains sont rentrés dans ce métier à l'époque de Giscard, faut pas leur en vouloir de faire ce qu'ils savent faire... Les politiques-par-passion (ce sont parfois les mêmes) vont préparer les prochaînes municipales. Et les politiques-dilettantes vont continue à s'amuser. Bref, il y a du travail pour inventer depuis la base un parti 2.0... Heureusement qu'il y a internet et google !

Réflechir...

"- Pourquoi pleurs-tu ?
- J'ai fait un rêve
- Etait-ce un cauchemar ?
- Non, non, un très beau rêve
- Alors pourquoi pleurs-tu ?
- Parceque je ne le verrai pas se réaliser..."

Charte des valeurs et charte ethique de François Bayrou

Vous avez peut être entenu parler de la Charte de valeur et de la Charte éthique proposées par François Bayrou durant son discours d'hier après midi. Comme il y a ici au moins un blogueur accrédité (c'est pas moi mais j'ai une photo !) ayant trouvé une connection internet, et que le papier a été distribué à plus de mille personnes, je pensais naïvement peut être trouver ce précieux document sur internet dès potron-minet.
Que nenni !
Alors pour ne pas vous laisser languir plus longtemps, je pris mon appareil-photo et les photographiai, les voici (cliquez pour agrandir, clic droit pour sauver le fichier) :
valeurs_FBethique_FB
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