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Université d'été du Medef : Temps mort !

Dans la partie qui nous était proposée, c'est maintenant un "temps mort", le temps que les synthèses soient publiées sur le site du Medef.
Je n'ai pas publié beaucoup de billets à l'occasion du "Cross-bloging" : manque d'habitude, machine perso et connection trop lentes.
En voici le résumé très succint, certains sont repris sur ce blog (et éventuellement un peu plus développés) :
  • Le 29 aout, mes premières impressions... excellentes quant à la qualité des débats, impressionnées par les trois ostéopathes qui ont massé et massé des dos sans relâche !
    Il y avait deux photos pour illustrer le billet. L'une a été retenue par Yahoo! pour sa première page d'actu, je vous laisse deviner laquelle !
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    Et puis, surtout, un atelier "L'Entreprise est elle fair-play" qui a dérivé sur la souffrance au travail. Passionnant, impliquant. Un sujet à reprendre, à froid.

  • le 30, un billet sur le off : la sécurité/déminage, les glaces, encore les ostéopathes. Là aussi, j'ai fait exploser mon compteur personnel de consultation sur Flickr.com !
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  • le 31, un billet de photos sur le superbe feu d'artifice et la soirée dansante (relativement peu fréquentée margré le niveau sonore). Est-ce bien nécessaire de tirer un feu d'artifice juste au dessus de la tête des congressistes, alors que la végétation est relativement sèche, et que les feux sont interdits dans les jardins pour les particuliers ? Bon, d'accord, il y avait des pompiers, une antenne médicale, et les fonctionnaires du ministère de l'intérieur avec leur badge orange !
    Le même jour, intervention du Président Nicolas Sarkozy.
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    Deux photos publiées, j'ai été un peu déçu par le nombre de téléchargement (à elles deux elles font moins que la déléguée du Cantal devant le stand de glaces). D'autant que là je me suis pris au jeu : une demi-heure d'embuscade devant une entrée alors qu'il est passé par l'autre, obligé de feinter le service d'ordre pour me retrouver dans le carré VIP, demi-fléchi entre deux têtes au moment ou je shoote, juste en dessous de la zone de cadrage de la caméra officielle, les Dir'Comm' et autres accompagnateurs qui me font les gros yeux mais n'osent pas m'approcher pour que je ne me lève pas plus et reste invisible, je file avant la fin (j'avais déjà le texte du discours) pour rédiger un petit billet et télécharger mes photos avant les autres et... pas grand chose en terme de connections.
    Regardez donc là dans quel état de fatigue on se trouve, les photographes, avec nos dix kilos de matériel sur l'épaule, au bout de trois jours d'université d'été !
  • Le 31 toujours, un atelier, "Balayons devant notre porte" qui a été (comme d'autres) complètement occulté par la visite du Président. Dommage, c'est passionnant d'entendre parler de compassion, d'altruisme, de solidarité comme des valeurs nécessaires à la vie, le tout à des patrons du Medef...
    070831_015_800 M RICARD070831_052_800 V NARAVENE070831_003_800 O JAY
    Des personnalités passionnantes, des thèses de même...
    Celui-ci, de billet, je le reprends sur mon blog, ça vaudra la peine de le poursuivre quand j'aurai plus d'info. Olivier Seres revient d'ailleurs aujourd'hui sur une autre séance (plénière, celle-là, vous pouvez en voir la video) : "La solidarité ou mourir : vers l'âge adulte du capitalisme ?"
Par ailleurs, j'ai pris des photos. Plein de photos, en 9Mpx. J'en ai publié une trentaine sur Flickr, vous pouvez les consulter. Si quelqu'un désire un exemplaire en haute définition, qu'il n'hésite pas à prendre contact par mél !

Université d'été du Medef : Atelier "Fair-play" - ma souffrance au travail (1)

Comme la perception de la douleur est, nous le savons maintenant, une notion éminement personnelle (seuil, intensité, subjectivité), la souffrance, elle est vraiment de l'orde du ressenti. Elle semble englober la douleur, ou être un des effets de celle-ci mais pas seulement.
Bon, la question posée était "l'Entreprise est-elle fair play ?" sous-titre "la souffrance au travail". Dans ce billet (je le rattacherai aux autres ensuite), puisque on parle d'une émotion, d'un ressenti, je vais parler de MA souffrance au travail (faut bien commencer par quelqu'un !).

Par exemple, l'Université d'été du Médef dure mercredi, jeudi, vendredi. Je suis "blogueur invité" à jouer le jeu. Donc j'apporte mon matériel perso. Un ordinateur, son alimentation, un petit disque externe pour sauvegarder, un bloc pour prendre des notes, deux appareils photos (je préfère utiliser MES photos que celles des autres, coquetterie diront certains), des objectifs (ben oui, pour faire des photos) le tout dans deux sacs, un par épaule. Vous ne me croirez pas, mais le second jour au matin, mon dos était en vrac ! Douleur musculaire des dorsales aux lombaires, etc. Normal : 1) je ne suis plus très jeune, 2) ça fait une vingtaine de kg et j'ai pas mal crapahuté avec 3) j'ai le dos fragile mais ça on y reviendra. Donc : douleur.
Mais je suis blogueur invité, c'est à dire en congé, et la règle du jeu qui nous est proposée est la liberté totale de voir ou non, d'écrire ou non, de venir ou non.
Alors j'ai pris le temps de me décontracter le dos avant de venir bloguer. Ais-je souffert ? Non. Ais-je eu mal ? Oui. Si ça avait été un jour de travail normal, aurais-je eu mal ? Oui. Aurais-je souffert ? Ahhh, c'est là que ça devient intéressant ! Parceque si j'avais été obligé de travailler, par exemple à 8h pour l'ouverture du bar, là j'aurai indéniablement souffert ! Alors que si j'avais eu une barmaid pour "faire l'ouverture", j'aurais eu l'occasion de prendre soin de mon dos - comme j'ai fait en l'occurence - et je n'aurais pas souffert ! Pour reprendre le vocabulaire proposé pour cet atelier UE Medef, si l'entreprise avait joué le jeu qui permet à tout un chacun d'avoir de petits accidents de santé, je n'aurai pas souffert, alors que si elle n'avait pas joué le jeu, j'aurai souffert.
Par expérience, ce type de douleur dure de 1/2 journée à 3 semaines, selon qu'on arrive à l'arrêter tout de suite ou non. Et là où ça se complique, c'est que le matin, comme les plannings sont faits par avance, celui ou celle qui "ouvre" est seul donc non remplaçable "à la volée". Alors ? Alors, si - et nous sommes bien passés dans l'hypothétique - j'avais été planifié pour le matin, ma façon de jouer le jeu est de ne pas prendre de risque idiot la veille puisque je sais que j'ai le dos fragile. C'est à dire que si l'entreprise joue le jeu, je dois le jouer aussi. Et si je ne le joue pas - en étant peu prudent par exemple - alors, en cas de pépin, je souffre...
Si, à l'inverse, j'avais joué le jeu, mais que j'aie, en travaillant, en sortant les tables de la terrasse par exemple, un accident de dos, alors c'est l'entreprise qui est pénalisée car, en ne me permetant pas de me faire remplacer à la volée, ou en me demandant d'effectuer une tâche trop pénible, en cas de douleur, pour ne pas souffrir, justement, j'arrête de travailler, ce qui entraîne automatiquement une perte de chiffre d'affaire.
Bon, on est d'accord, c'est un exemple simple, voir simpliste, qui abouti à une conclusion néanmoins intéressante, assez complexe en fait. Notons que cette manière de poser le problème n'a pas été abordé dans l'atelier (normal, il n'y avait pas de "victime").
J'en retiens toutefois deux petites leçons : jouer le jeu, c'est assumer ses responsabilités, y compris face à un salarié qui peut avoir un accident de santé, et pour le salarié, c'est être responsable de lui-même, se gérer soi-même (ce qui revient au même).
Sur le même atelier, je vous suggère les billets de
- Bertrand Duperrin : avant l'atelier pour tenter de nouer un dialogue avec des internautes, et après, sous forme de compte-rendu synthétique.
- mon propre billet "pour décontracter" à propos des ostéopathes au Médef (une autre illustration)
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